Robe Ginger de La Maison Victor

Je n’arrivais tellement pas à me décider entre les deux versions, normale et festive, que j’ai cousu les deux !

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Sauf que ça a été une vraie péripétie, qui a duré des années.

Flashback : décembre 2013 : un nouveau magazine de couture et DIY apparaît en kiosque : La Maison Victor. Bien entendu, je craque et il atterrit  illico dans mon caddie. J’ai notamment le coup de foudre pour cette robe Ginger qui existe en deux versions. J’ai un joli tissu, j’attaque donc bille en tête, fin décembre 2013, la version simple.

Hélas, il y a des années que je n’ai pas vraiment cousu de vêtement et j’ai un peu perdu la main. Et puis, j’ai l’habitude de Burda et de leurs explications très détaillées. Bref, je ne percute pas que si La Maison Victor ne précise pas qu’il faut soutenir les épaules dos et les têtes de manche, c’est parce que pour eux, c’est évident. Pour moi, ça ne l’est plus et je bloque donc aux emmanchures. J’essaie de bidouiller en les retaillant, c’est une catastrophe et ma robe finit aux oubliettes.

Fin janvier 2016, je la reprends. Toujours galère, sauf que là, je percute enfin. Elle finit à la poubelle et je recommence dans un autre tissu. J’ai également un joli tissu moiré, alors j’en coupe une deuxième, qui sera la version festive. Je suis fatiguée, de toute façon, je ne pourrai pas les porter cette année puisque je vais allaiter et elles finissent aux oubliettes.

Fin février 2017, prise d’une envie de couture, je les ressors. Je finis la version simple, le seyant est parfait, je suis ravie.

Puis, je m’attaque à la version festive. Mince, mon fer à repasser est trop chaud, j’ai fait un trou à une manche ! Grrrr. Bon, de toute façon, je n’avais pas coupé la ceinture, les passants et les poignets, donc je vais aussi refaire une manche. Damned ! Où est mon moiré ? Je n’en ai plus ? Bon, celle-là aussi file à la poubelle et je recommence dans un autre tissu, un taffetas rose.

Mars 2017, la version festive est terminée ! Elle est du plus bel effet, sauf que je regrette d’avoir utilisé ce taffetas, tout juste épais pour servir de doublure. Pas grave, je porterai un fond de robe dessous. Non, je ne la ferai pas une troisième fois !

Bref, c’est avec une fierté non dissimulée que je vous présente mes deux Ginger, après tout ce temps et tous ces efforts !!!!

Comme je le disais, j’ai un peu perdu la main en couture et je n’ai surtout plus envie de me prendre la tête avec des détails compliqués, c’est pourquoi j’ai remplacé tous les biais et autres parementures par des petits ourlets, tout simplement (et même par un ruban de satin pour l’encolure de la Ginger festive).

Pour atténuer le coté strict de la version simple, à rayures tailleur, j’ai cousu tous les ourlets avec un point fantaisie qui forme des petites fleurs (et puis, il faut bien justifier le fait que j’ai acheté une machine qui fait plein de points, alors que je ne me sers quasiment que du point droit et du point zigzag, oui, même pour les surjets, et même pour coudre du jersey).

Pour la version, festive, en revanche, oui, sur le prototype en moiré, j’avais fait les ourlets des ouvertures des manches et du dos avec un autre point fantaisie, mais, quand je l’ai refaite, exit les points fantaisie, bonjour le point droit. Je commençais à me lasser. J’aime beaucoup la poche et les manches boutonnées, qui ajoutent un cachet supplémentaire. J’ai utilisé des boutons à recouvrir et le tissu de la robe.

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Conclusion : pour l’instant, je n’ai pas encore utilisé un autre  patron de La Maison Victor, ça ne devrait pas tarder, d’autant plus que j’ai tous les numéros et qu’il y un plein de modèles qui me plaisent, mais j’espère que je galérerai moins.

En cherchant bien, j’ai trouvé une mini-robe en satin rose pâle, sur eBay, que je pourrai porter sous la Ginger festive. Elle est dos nu, afin de ne pas ruiner l’effet de l’ouverture dans le dos. Je vais quand même devoir la reprendre, elle est trop longue et les bretelles se croisent dans le dos. Quand je dis que j’aurai galéré jusqu’au bout, avec ces Ginger !!!!  Heureusement, le jeu en valait la chandelle et j’ai hâte de les porter.

Il y a quelques semaines, j’ai découvert (ou plutôt redécouvert) un site formidable où l’on peut télécharger des patrons en PDF ou carrément acheter les vêtements tous faits. Il s’agit du site d’une jeune et déjantée créatrice, amatrice de limonade, je vous en reparle très bientôt. J’ai eu un véritable coup de foudre et depuis, je fais chauffer la MAC tous les jours ou presque.

Du coup, je participe au défi Je peux pas, j’ai couture ! organisé par CIRsapi.

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Bloc-notes en habit de printemps

J’aime tellement tout noter dans mon agenda que je me suis dit que je finirais par m’offrir un vrai Filofax, pour l’année prochaine. Sauf que lorsque je fais une fixette, je n’ai de cesse de cogiter dessus jusqu’à obtention, acquisition ou réalisation….

En janvier, je me suis donc payé le Filofax de mes rêves. Et aussi une perforatrice six trous, tout exprès, afin de pouvoir notamment mettre les pages de mon joli agenda dedans, celles fournies par Filofax étant vraiment tristounettes.

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Ce bel objet m’ayant déjà coûté un bras, je n’avais pas franchement envie d’investir tout-de-suite dans des feuillets supplémentaires de la marque. Cela dit, c’est un format A5, donc des tas d’alternatives peuvent être trouvées : par exemple, prendre des feuilles A4, les couper en deux et les perforer ou investir dans un bloc-notes type Rhodia, dont il ne restera plus qu’à perforer les pages que j’aurai envie d’insérer dans mon Filofax.

J’ai donc investi dans un bloc-notes à petits carreaux. Sauf que ce truc, bien que pratique, est d’une banalité à pleurer à côté de mon Filofax. Alors, je me suis dit : pourquoi ne pas lui coudre un bel écrin ?

J’avais épinglé sur Pinterest le sac d’artiste de Sweet Anything il y a un moment mais je l’avais quelque peu oublié (c’est bien la peine d’épingler tout un tas de trucs !), jusqu’à ce que je tombe sur la version de CIRsapi, trop jolie. J’ai cogité, cogité, mais finalement je n’étais pas convaincue. Je suis donc retournée sur Pinterest pour voir si d’aventure je n’avais pas déjà épinglé le modèle de mes rêves. Eh bah si, justement ! Pffff vous comprenez maintenant pourquoi je note tout ?

J’ai utilisé le tuto de RekinCitron, au départ je pensais utiliser du jean et du liberty, mais, en me baladant sur le marché, j’ai eu le coup de foudre pour une toile de lin enduite imprimée de papillons, de fleurs et de belles lettres.

Pour le fermer, j’ai cousu un bouton et un ruban.

La bête sur toutes les coutures :

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Ouais, je sais, je couds une belle couverture pour mon bloc-notes, je me ruine dans un Filofax et j’utilise mes sempiternels Bic Crystal avec la grosse bille de bourrin….. j’adore !!!!!

Napperon au crochet

Oui, vous avez bien lu ! L’ouvrage kitsch pour ne pas dire ringard, inutile donc indispensable…..j’ai nommé le napperon au crochet !!!

Ou comment patienter en attendant de recevoir ma commande de chez Phildar… une envie de crochet, c’est comme ça, ça n’attend pas.

Un modèle que j’avais déjà réalisé il y a une vingtaine d’années afin de l’offrir à ma grand-mère pour son anniversaire, issu d’un numéro du magazine « Sabrina » de la même époque. J’ai utilisé mon énorme pelote de Flora des 3 Suisses, toujours de la même époque, dont j’ai l’impression qu’elle ne diminuera jamais. En même temps, le seul ouvrage que j’aie jamais fait avec, c’était mon Nurmilintu.

Voici donc mon napperon :

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Du plus bel effet sur mon canapé :

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Et au cas où vous vous poseriez encore la question : en effet, la décoration intérieure et moi, ça fait deux…..

Ma routine visage et cheveux

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Oui, oui, souvenez-vous : ce blog est aussi un blog où l’on cause beauté au naturel. Même moi, j’avais fini par l’oublier…

Donc, allons-y, causons beauté au naturel. Vous le savez, j’aime bien établir des petites routines pour prendre soin de moi.

Ces derniers temps, ce fut le choc de simplification, comme dirait l’autre (sauf que moi, c’est vrai). Non pas parce qu’un bébé, c’est chronophage (cela dit, si j’ai pris un congé parental, ce n’est pas pour rien, hein), mais surtout parce que j’avais envie de plus de simplicité. Depuis que j’ai changé de vie, je me désencombre et tends vers le minimalisme. Enfin, à ma sauce, le minimalisme, je ne deviens pas une ascète non plus. Encore que.

Bref, plus envie de me prendre la tête (c’est le cas de le dire vu le sujet de cet article ! mouahahah !!) et envie de plus de simplicité, donc.

Et aussi une révélation.

Ma routine visage :

Matin et soir :

  • Nettoyage au savon et rinçage à l’eau chaude
  • Vaporisation d’hydrolat (et encore, il m’arrive de la zapper)
  • Application d’une huile ou d’une crème

C’est tout ! Exit le layering, j’en suis revenue à ma routine de jadis.

Quant aux masques et autres gommages, cela fait des années que je n’en ai pas fait, il y a longtemps que je n’en éprouve plus le besoin.

Le maquillage, je n’ai plus le goût. Cela m’arrive encore, mais rarement. Genre pour les fêtes. Ou alors ça me prend et je mets un rouge à lèvres bien rouge et rien d’autre.

Voilà. Difficile de faire plus simple.

D’ailleurs, voici une petite tambouille que j’affectionne et qui prend 10 minutes et 4 ingrédients :

Ma crème de jour toute simple :

  • 4 c. à c. d’huile
  • 1 c. à c. de cire d’abeille
  • 2 c. à c. d’hydrolat
  • 3 gouttes d’huile essentielle (facultatif, mais ça sent bon et ça fait conservateur)

Direct dans un petit pot en verre, je fais fondre la cire d’abeille dans l’huile, au micro-ondes (ouais, j’ai finalement investi dans un micro-ondes, y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis).

J’ajoute l’hydrolat en filet, tout en touillant avec un mini-fouet.

Quand tout est bien mélangé et un peu refroidi, je rajoute l’huile essentielle et je re-touille.

Et voilà, emballé, c’est pesé ! Plus simple, tu meurs. La cire d’abeille, ça se garde indéfiniment, l’hydrolat, au pire, vous le remplacez par de l’eau de source ou de l’eau minérale et l’huile peut être tout simplement de l’huile d’olive de votre placard de cuisine.

Ma routine cheveux :

Pauvre tignasse malmenée par les variations hormonales dues à ma grossesse et à mon allaitement ! A la fin dudit allaitement, lorsque Pierrot a eu 9 mois, mes cheveux, longs jusqu’à ma taille, ne ressemblaient plus à rien et tombaient.

J’ai donc entrepris une cure de MSM et tout coupé au-dessus des épaules : un élastique + une paire de ciseaux de coiffeur = un dégradé maison (Mini l’expliquait très bien sur son blog mais il n’est plus accessible pour le moment. On trouve plein de tutos facilement sur YouTube et Mini, toujours elle, l’explique aussi très bien dans son bouquin « 14 commandements pour prendre soin de ses cheveux au naturel » aux éditions Lanore).

Et puis, quelques temps plus tard, la révélation, même que pour le coup je devrais y mettre un R majuscule ! J’emmène Pierre chez le médecin pour sa visite des 9 mois et là, je prends conscience que mon médecin, une femme de mon âge, a une opulente chevelure entièrement grise, qu’elle assume tellement bien que je n’ai jamais percuté, qu’elle est très jolie parce que justement elle est simple et s’assume : pas de coloration, pas de maquillage. Et non, elle ne fait pas mémé.

Diantre ! Et pourquoi pas moi ? Parce que justement, je viens de changer de tête, avec ma coupe courte et dégradée, et que j’en ai ma claque de mes cheveux auburn. Et de me les teindre.

Sauf que si mes cheveux, teints au henné et aux plantes, sont justement de plus en plus auburn et de moins en moins brun, c’est parce que justement, là-dessous, il n’y a plus grand-chose de brun.

C’est mon gros problème capillaire : je suis une warrior, je peux tomber huit fois, je me relèverai neuf. Je ne lâche jamais. Je suis forte. Mais je somatise. Ce qui ne me tue pas me rend plus forte. Mais ça me rend toute grise. J’ai eu mes premiers cheveux blancs à 26 ans. Avec ce que j’ai enduré ces dernières années, je pense que mes cheveux sont désormais entièrement poivre et sel.

J’ai décidé d’assumer mes blessures de guerre ! Cela fait bientôt quatre mois que je n’ai pas fait de teinture. Pour l’instant, l’effet bicolore, voire tricolore, n’est absolument pas flagrant. Lorsque j’aurai des envies de manteau en peau de dalmatien, je m’en inquiéterai, mais pour l’instant, ça va, bien que j’aie déjà des racines grises de cinq bons centimètres. Visiblement, ça ne choque personne. L’auburn et le roux s’affadissent parallèlement au fil des lavages et du coup, les différentes couleurs se fondent plutôt bien ensemble (parce que pour couronner le tout, mes longueurs sont bien brunes, elles). Là encore, lorsque j’aurai envie de chasser des souris, je m’en inquiéterai, mais pour l’instant, je m’en fous.

Pour résumer, Marie dans les mois à venir :

Hypothèse haute :

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Hypothèse basse :

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Pour en revenir à ma routine, parce qu’au départ, avant de faire ma catharsis (voire mon coming-out, à ce niveau), c’était de ça dont je voulais parler, elle est également devenue très simple.

Donc, à part m’attacher les cheveux lorsque je suis chez moi ou pour dormir, je ne m’occupe guère de mes cheveux.

  • samedi soir :

un bon coup de brosse en poils de sangliers, sur laquelle j’ai vaporisé un tout petit peu d’Oleo Silk DeNovo

  • dimanche matin :

un bon lavage, un pschitt de vinaigre blanc pour refermer les écailles (de tortue ah ah !), je fais sécher un peu dans une serviette microfibre…

…puis, démêlage avec peigne en bois, puis peigne en corne, après avoir appliqué une toute petite noisette de Crème Lactée DeNovo.

Voilà. C’est tout.

Parfois, ça me prend et je fais un bain d’huile de coco le samedi soir.

D’autres fois encore, j’éprouve le besoin de me coiffer : un coup de démêloir en corne suivi d’un coup de peigne en corne.

Lorsqu’ils seront plus longs, je reprendrai l’habitude de couper les pointes chaque trimestre, mais pour l’instant, c’est inutile. Sauf si je pète les plombs et que je fais tout couper bien court pour n’avoir qu’une seule couleur de cheveux !

En tout cas, j’ai appris un nouveau mot en rédigeant cet article : « calico ». Je vais pouvoir briller dans les dîners en ville.

 

 

Les Charmes de la Dame en Bleu

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Sympa, comme titre, non ? Ce n’est pas de moi, d’autant plus que je l’ai tricoté en vert et pas en bleu, mon cardigan, mais de 100 Idées, magazine de DIY, comme on dit de nos jours, des années 70 et 80.

Parce que chez 100 Idées, ils étaient très créatifs et en plus, ils avaient des titres qui décoiffent. Tout ce que j’aime, quoi. 😉

Si vous avez la nostalgie de ce formidable magazine et que vous ne connaissez pas le Blog des Centidéalistes, allez vite y faire un tour ! C’est en effet chez elles que j’ai trouvé ce modèle pour lequel j’ai eu le coup de foudre.

Pour en revenir à mon cardigan, le truc sympa, c’est qu’il n’y a pas de couture, on le tricote d’un seul tenant, en commençant par le col, avec un jeu d’augmentations qui forme les manches. Facile à tricoter, j’avoue que c’est quand même ennuyeux parfois ces rangs qui n’en finissent plus, j’avais l’impression de ne pas avancer, mais, au moins, pas de montage, pas de finition si ce n’est arrêter les fils.

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Je l’ai tricoté en Azzurite de Distrifil, coloris vert d’eau, comme les deux couvertures de bébé de l’année dernière.

Tiens, ça me fait penser, tant que j’y suis, j’ai également utilisé ce fil pour tricoter un bonnet et des moufles à mon rejeton, que voici :

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Les explications des moufles sont ici et celles du bonnet sont .

Voilà, c’était ma période vert d’eau et tricot. Maintenant, je vais faire du crochet pendant quelques temps. 😉

Un an !!!

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Un an jour pour jour que mon bébé d’amour a pointé le bout de son nez rose et que je suis devenue complètement tarte (d’après ma meilleure amie, c’est normal, pourtant personne ne nous prévient qu’on va devenir quiche en devenant mère).

Je crois que je ne me suis jamais départie de la stupeur émerveillée qui m’a saisie ce jour-là. Le miracle de la vie, vraiment un miracle dans mon cas, n’en finira jamais de m’étonner. Je veux dire, il y a quand même de la magie à faire des galipettes avec son chéri et à créer un être humain ainsi. Biologiquement, c’est banal, nous sommes programmés génétiquement pour le faire, mais quand on y songe, c’est un truc dément, quand-même. C’est de la magie. Nan, je ne fume pas la moquette du salon. D’ailleurs, c’est du carrelage.

Un an et ma vie a été totalement chamboulée.

Grâce à mon fils, et à l’énergie qu’il m’a insufflée, j’ai réussi à atteindre tous les objectifs que je m’étais fixés il y a un peu plus de deux ans, à l’approche de mes 40 ans : notamment, changer de vie et me débarrasser de tout ce qui me pourrissait l’existence jusqu’alors et m’empêchait d’avancer.

Grâce à mon fils, j’ai également dû affronter mes vieux démons. Je les ai vaincus. Aujourd’hui, pour la première fois de ma vie sans doute, je sais qui je suis, où je vais, ce que je ne veux plus et ce que je veux vraiment.

Grâce à mon fils, j’ai repris goût à la vie et j’ai appris à vivre avec mon cœur brisé qui, un jour, je le sais, sera définitivement guéri. Ce qui ne me tue pas me rend plus forte.

Alors, pour tout cela, merci à Dieu, à l’Univers, à la Providence, au Destin, à la déesse-mère Ceridwen, appelez-le ou la comme vous le souhaitez, pour m’avoir, l’espace de quelques mois, fait connaître le véritable amour, fût-il éphémère de son côté, et de m’avoir donné ce fils qui désormais donne un sens à ma vie.

*****

Bon, maintenant que toutes mes lectrices totalement boulversifiées sont en train de verser une larme sur leur clavier en lisant mes états-d’âme et que je viens de m’auto-psychanaliser gratuitement en place publique passons à ce que je vous avais promis il y a quelques mois :

Le Bêtisier de Marie

(Ouais, parce que visiblement, j’aime bien me faire des frayeurs totalement débiles !)

1/ Première nuit chez nous, en rentrant de la maternité :

Le contexte :

Petit Pierre se réveille dans la nuit, titillé par la faim. Je le mets au sein. Puis, je le remets dans son couffin après la tétée. Et, au moment où je vais moi aussi me remettre au lit, il régurgite un peu.

La frayeur :

Il régurgite rose….. raaaa il régurgite du sang ! Kesskisspasse ???? il est malaaaaaaaade ?????

On se calme :

Pierre me regarde calmement, un peu dubitatif toutefois, en ayant vraiment l’air de se demander dans quelle famille de barges il est tombé….. et si sa mère n’est pas un peu secouée….

Je m’efforce de respirer un bon coup et de me calmer pour pouvoir réfléchir…. et me rends compte que si, en effet, il régurgite un peu de sang, ce n’est pas le sien. C’est le mien, qui provient de mes crevasses, qui se sont rouvertes pendant la tétée, tout simplement.

Moralité :

J’avais pourtant bien pris soin de ne me pas me mater l’intégrale d’Alien pendant la fin de ma grossesse. Alors pourquoi diable ai-je maté l’intégrale de True Blood, hein ? Pfff

2/ La première vraie nuit de Pierre :

Le contexte :

Petit Pierre se réveille une fois, voire deux pour téter, la nuit. Et se réveille le matin vers 9h30.

La frayeur :

Il doit avoir 3 mois environ. Je me réveille un matin et regarde l’heure. Il est 9h00.

Raaaaaaa ! Il ne s’est pas réveillé cette nuit !!!!

Pour le coup, je suis bien réveillée, moi. Je fais un bon de deux mètres et manque de me fracasser le crâne aux poutres apparentes de ma chambre. Heureusement, il n’y a pas de poutres apparentes, à aucun plafond de mon appartement d’ailleurs.

On se calme :

Je me précipite à son chevet. Ce qui n’est pas compliqué et même immédiat, son lit étant à côté du mien. Je le secoue un peu histoire de voir s’il respire encore. Il se met alors à grogner en dormant, l’air de dire « fiche-moi la paix ! »

Moralité :

Ah, c’est ça « faire ses nuits » ? comme dans la question qu’on me pose et que je ne comprends pas trop « est-ce qu’il fait ses nuits » ? Ben, il se réveille, il tète et on se rendort illico…

Finalement, je vais allaiter mon bout de chou pendant 6 mois de façon exclusive, puis je vais commencer la diversification (c’est plutôt lui qui va la commencer, d’ailleurs, développant une curiosité gastronomique hors normes et un appétit de morfale,  traduire : il veut tout goûter, dès qu’il voit un truc dans mon assiette !). A 7 mois, il dormira 12 heures par nuit sans se réveiller.

J’ai continué l’allaitement jusqu’à ce qu’on se lasse l’un et l’autre et finalement, je l’ai passé au biberon à 9 mois. Depuis, il ne se réveille toujours pas la nuit et pionce pendant 13 heures.

3/ La première gamelle de Pierre :

Le contexte :

Il a toujours fait ses siestes uniquement quand et s’il le voulait. Et n’importe où, n’importe comment. Je ne le contrains jamais.

Jusqu’à 5 mois, il faisait la sieste sur le canapé.

La frayeur :

Ce jour-là, il a 5 mois à peine, il commence un peu à se tourner tout seul, mais il vient de s’endormir sur le canapé et, prise d’une envie urgente, je cale un gros oreiller au cas où et le laisse.

J’en profite pour faire je ne sais plus quoi dans la cuisine et soudainement, j’entends : bong ! et oiiiiiiiiiiiin !

Je me précipite dans le salon et retrouve mon petit crapaud de boutasse en train de hurler sur le carrelage (parce qu’en plus, ce jour-là, le tapis était au lavage, évidemment).

Damned ! Il est tombé du canapé ! Raaaaaaa

On se calme :

Déjà, il a hurlé tout-de-suite, donc il n’a pas perdu connaissance. Et il se calme illico dans mes bras. Une petite tétée réconfort et hop, il a oublié.

Complètement névrosée, je vais surfer sur Doctissimo (le truc à ne jamais faire, quoi) et je vois qu’il faut faire attention la première nuit, au cas où il y aurait un traumatisme, gna gna gna, bref, je vais passer une nuit de m***.

Moralité :

A 7 mois, il se mettait debout sur ses deux petites jambes. Il en a 12 aujourd’hui. Des bong ! oiiiiiiiiiin ! j’en ai vu et entendu à la pelle depuis la première gamelle. En règle générale, il amortit sa chute lui-même, en faisant une sorte de rouler-bouler (ce qu’il avait dû faire aussi la première fois, je l’ai compris plus tard).

C’est le métier qui rentre, quoi. Et puis, comme tous les mômes, quand il voit que je me précipite pour le prendre dans mes bras, ce que je fais à chaque gamelle quasiment, il en rajoute une couche dans le style « pauvre bébé malheureux qui pleure à chaudes larmes », alors que visiblement, il n’a même pas mal. Je le sais parce que si je fais semblant de n’avoir rien remarqué, en cas de petite gamelle, il ne pleure même pas.

*****

Bon, c’est pas tout ça, mais vu que je vous ai confié mes frayeurs débiles, j’attends les vôtres dans les commentaires. Histoire que je me sente moins stupide seule, quoi.

C’est à vous !!!

Et joyeux anniversaire à mon petit poulet en crapaudine !!!!