Ensemble Burda

Soit deux modèles issus du magazine Burda Couture Facile automne/hiver 2006/2007. J’avais cousu le corsage, à l’époque, dans un satin de polyester pas terrible. J’ai décidé de me le refaire en satin de coton des Coupons de Saint-Pierre. Dans la foulée, j’ai cousu la jupe assortie (et comme je n’avais plus de satin de coton pour faire la jupe, ça m’a donné une bonne excuse pour passer une petite commande, mais chez Bennytex, pour voir).

Comme la dernière fois (c’est-à-dire ma petite robe noire dans le même tissu), j’ai posé des fermetures à glissière normales au lieu des trucs invisibles. Et j’ai débarrassé les modèles de leurs nœuds en velours et autres fanfreluches, je préfère la simplicité.

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Et voilà ! ensemble, ça fait petite robe noire, séparément, c’est bien aussi, le noir ça va avec tout. 😉

Et je confirme : corsage en 36, jupe en 36 aussi. C’est avec Ivanne S., Deer & Doe et Vanessa Pouzet qu’il me faut du 38 en haut. Donc, faites attention vous aussi, des fois que, surtout que ce n’est jamais du tissu cheap et moche qu’on gaspille, hein…ça ne serait pas drôle, sinon…

Ah, et puis pour l’anecdote : je termine mon corsage, toute fière de moi et mon téléphone sonne. Chic, c’est ma meilleure copine, que je n’ai pas vue depuis des mois. On papote quelques minutes et je retourne dans mon salon pour voir ce que Pierre fabrique. Et là, c’est l’horreur absolue !!! Ma graine de couturier s’est attablé à ma table de couture, a pris mon corsage et mes ciseaux et…….

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Horreur ! Malheur ! J’ai commencé par hurler à la lune (le défunt tympan droit de ma copine me remercie) et sur Pierre, bien sûr (qui me remercie aussi pour être devenue hystérique), il n’allait pas y couper (ah ah ! humour pourri), le pauvre, avant d’arriver à me calmer et de me dire que 1/ Vaut mieux ça qu’une jambe cassée. 2/ Il me reste de ce tissu et j’ai de la chance : il a visé bien au milieu de la partie gauche du bas du corsage.

Bref, j’ai décousu la partie endommagée, je l’ai recoupée et….ni vu, ni connu, le crime parfait !

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N’empêche que, désormais, lorsque je quitte mon salon, je prends mes ciseaux avec moi. Ouais, même pour aller aux toilettes ! On n’est jamais trop prudente lorsqu’on a un môme hyper observateur qui essaie de reproduire le moindre geste qu’on fait devant lui…

En tout cas, je suis ravie, j’ai retrouvé mon niveau d’autrefois en couture et je peux désormais ressortir mes Burda. D’ailleurs, j’ai bien l’intention de faire la robe à manches 3/4 issue du patron du corsage, en velours milleraies blanc pour l’hiver…un coupon de 3 mètres dudit velours à 10 € chez Bennytex, ça ne se refuse pas…

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Pfffff ! Garnement, va !!!!!

Je participe au défi « Je peux pas j’ai couture. », organisé par Claire.

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Pull Bergère de France

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Je sais, les rayures et les torsades, c’est obsessionnel, chez moi…..

Ces vils tentateurs de Bergère de France m’ayant fait une offre que je ne pouvais pas refuser, genre laines à 50 % de réduction et frais de port gratuits, j’ai craqué. Je suis faible.

Coup de cœur l’hiver dernier pour ce modèle, alors avec la promo ce printemps….

Les rangs montent sans qu’on s’en rende compte, grâce aux rayures, le modèle est hyper bien expliqué, comme toujours avec la Bergère, bref, que du bonheur.

Pour les épaules, j’ai utilisé des boutons à queue en plastique trouvés chez Aliexpress (les mêmes que ceux de Bergère de France, qui étaient en rupture de stock).

Petites notes concernant ce modèle :

  • Pour les boutonnières, j’ai fait des boutonnières layette, plus nettes et plus jolies, je trouve ;
  • Je ne suis pas fan des bordures tricotées à part puis cousues ensuite sur l’encolure, alors j’ai relevé les mailles à l’encolure ;
  • Pour le blocage, comme on dit de nos jours, et l’assemblage, rien ne vaut cette bonne vieille méthode des Doigts d’Or : je vous l’ai scannée, la voici, la voilà ;
  • Il me reste une pelote non utilisée de blanc et je n’ai pas beaucoup usé la deuxième pelote rouge non plus. Chic, alors ! Je vais pouvoir encore m’amuser avec cette jolie laine, qui me rappelle Canasta de Phildar, qui n’existe plus, hélas.

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J’ai aussi commandé du Coton Fifty pour me faire un autre pull à rayures. Oui, je sais, mais il est à manches courtes et pour la belle saison, celui-là, cépapareil !

Chemisier Vitamine (encore !)

Cette fois, c’est la bonne ! Après avoir réussi ma blouse Vitamine, j’ai essayé, pour voir, de caser les pièces sur mon mètre de tissu acheté chez Mondial Tissus en même temps que le tissu pour mon bermuda Burda. Youpi ! si je place les parementures des épaules perpendiculairement au droit-fil, j’arrive à tout caser !

Dans la foulée, j’ai coupé les pièces et attaqué bille en tête. Non, pas vraiment, j’ai lu et relu les super explications d’Ivanne pour ne pas faire d’ânerie, ça va vraiment tout seul quand on y est attentif. Surtout maintenant que je me suis remise à Burda.

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Petit peton de mon petit assistant en haut à droite

Bref, j’ai honteusement copié la version rose qu’elle a publié sur son blog, avec couture des côtés et des épaules en couture anglaise et finitions des parementures à la surjeteuse.

Et toujours des boutons pression en métal de chez Aliexpress.

Et voilà. Je suis ravie. Je maîtrise ce patron, désormais. 😉

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Petits trucs en vrac

Ou les petits ouvrages vite faits pour quand on a pas envie de se prendre la tête…dispatchés sur plusieurs mois depuis le début de l’année :

  • Filet à légumes au crochet :

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Pour que ça soit la classe dans le bac à légumes de votre réfrigérateur. Le Diable est dans les détails.

Modèle issu du magazine Fait Main n° 2 de février 1983. J’en avais déjà fait deux dans le passé, c’est vachement plus chouette que la barquette en plastique dans laquelle sont présentées les carottes du supermarché. Si, si.

  • Masque de sommeil :

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Modèle et fournitures issus du Chouette Kit n° 18. J’ai ajouté une couche de tissu occultant entre les deux couches de tissu.

  • Petite pieuvre :

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Des savants fous avaient cloné une brebis, rappelez-vous, Dolly qu’elle s’appelait. Moi, j’ai voulu cloner la petite pieuvre de Pierre, opération un peu ratée puisque ce n’est pas un clone mais une nouvelle bestiole, qui a fait un cadeau d’anniversaire apprécié. Son heureuse propriétaire l’a aussitôt baptisée Poulpy. Je vous présente donc Poulpy.

Modèle issu du Chouette Kit 11 bis

  • Des sous-verre :

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Avec les restes de Drops Baby Merino utilisés pour le débardeur de Pierre et mon pull.

Modèle issu du magazine Fait Main n° 11 de novembre 1988 en ce qui me concerne, et plus généralement des 13 millions de tutos qu’on trouve sur le Net.

  • Transformation de mes mitaines en manchettes :

Finalement, mes mitaines récemment tricotées ne me plaisaient pas plus que ça. Je les ai donc partiellement détricotées pour les retricoter en manchettes.

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  •  Rallongement des manches de mon Ravello :

J’ai rallongé les manches de mon Ravello. Je l’avais déjà porté et lavé, peu importe, cette laine porte tellement bien son nom qu’elle ne bouge pas, même après lavage de bourrin en machine.

Bien évidemment, j’ai du racheter une pelote grise d’Idéal, puisque celle que j’avais en rab, je l’ai entre-temps utilisée pour tricoter l’écharpe assortie à mes mitaines susmentionnées….m’enfin, pas grave, rallongement de mon pull, donc, puisque les manches étaient trop courtes et qu’en plus, par une bizarre illusion d’optique, on avait l’impression qu’une manche était plus courte que l’autre, ce qui me donnait un look à la François Hollande.

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C’est officiel : ce pull est désormais mon pull préféré.

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Pour l’instant, on voit encore un chouia la démarcation au-dessus des poignets, mais je sais qu’elle disparaîtra dès le premier lavage. Les laines BdF restent mes préférées (surtout celle-là), elles sont d’une solidité et d’une qualité à toute épreuve. Vive le made in France ! 😉

Et si on se faisait une toile ?

Enfer et damnation ! C’est quoi, le problème avec ma chemise Vitamine ? Je suis hyper serrée dedans, le pli d’aisance dans le dos est inutile, je me sens étriquée au niveau des emmanchures, mes biceps sont à l’étroit et, comble de l’horreur, les pinces poitrine remontent ! Arghhhhhh !!!

On se calme et on réfléchit. J’ai enfin réussi à retrouver le poids et la silhouette de mes 30 ans. Alors, quoi ?

Sur son blog, Ivanne Soufflet a beaucoup insisté sur la carrure de la Vitamine, morphosensible, selon elle, et sur l’importance de bien prendre ses mesures. Alors, j’ai dégainé mon mètre de couturière et j’ai pris mes mesures.

Et là, tout s’explique. J’aurais dû faire la taille au-dessus. Pourtant, chez Burda et Wear Lemonade, notamment, je couds mes hauts en 36 bien que, si je me fie à leurs tableaux, je devrais coudre du 38. En d’autres termes, j’ai toujours cousu mes hauts Burda en 36, donc je ne me suis pas méfiée…

J’ai donc réimprimé mon patron en 38 et j’ai décidé de faire une toile. La première toile de ma vie.

J’ai utilisé un vieux coupon de mon stock, que je gardais depuis au moins vingt ans, à la composition inconnue. Tout ce dont je me rappelle, c’est que je l’avais acheté 10 francs au rayon « bonnes affaires » de mon magasin de tissus de l’époque, qui a malheureusement fermé depuis. C’est une sorte de polyester léger et souple mais d’une bonne tenue, avec des reliefs qui forment des espèces de vagues. Pas de quoi fouetter un chat, mais pas moche non plus, il sera parfait pour une toile.

J’ai coupé seulement le dos, le devant et les manches. Je me suis dit que, si par hasard la toile était portable, je n’aurais plus qu’à couper les parementures et les pattes de boutonnage, une fois les rectifications nécessaires effectuées, le cas échéant. Ainsi, j’aurais une petite blouse sans col, manches 3/4, sympa comme tout.

J’appréhendais notamment la carrure dos, une chose qui n’est absolument pas aisée de  mesurer soi-même. Il me semblait qu’elle correspondait plutôt à celle de Shrek.

J’ai quand-même soigné les coutures latérales et les coutures d’épaules avec des coutures anglaises, des fois que, et j’ai également apporté un soin particulier au montage des manches, au cas où.

Déjà, premier essayage, avant de monter les manches : ça tombe nickel, même sans pli d’aisance dans le dos. Parfait. Je monte les manches et là : holy green guacamole ! La présente toile est aussi réussie que la chemise précédente est ratée !! Même que pour la première fois de ma vie, je couds du premier coup des emmanchures nickel, sans m’y reprendre en quinze fois et sans fronce disgracieuse. Complot.

J’ai donc coupé les pièces qu’il me restait à couper et soigné mes finitions, tant qu’à faire.

Finalement, j’ai mis de jolis petits boutons-pressions trouvés chez Aliexpress pour parfaire le tout. Et me voici donc avec une petite blouse Vitamine……qui tombe super bien !!!

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Bon sang, je n’avais tout simplement pas coupé la bonne taille ! Bravo Marie !!!! (C’est à cause de ce genre de bêtise que Pierre s’exclame « Bavo Maïe ! » quand lui-même fait une bourde. Pfffff c’est moi, Marie, poussin, pas toi ! Faut vraiment que j’arrête de réfléchir à voix haute ; en plus, je dois le saouler.)

Et puis, après, je me suis dit : et ma jupe 1001 Perles en jean, de la même Ivanne Soufflet, alors ?

J’ai décidé fin 2017 de perdre mes 5 kilos en trop post-allaitement (et pré-grossesse – soyons honnête) et donc j’ai arrêté de bouffer n’importe quoi quand j’ai le blues. Et de bouffer n’importe quoi tout court. D’ailleurs, je vous rassure, je n’ai plus le blues non plus. Bref, pour le coup, ma jupe en jean se positionne enfin comme elle le devait à l’origine, c’est-à-dire taille basse, ce qui visuellement la rallonge et exagère la forme trapèze.

Donc, allez hop, un bon coup de ciseaux et on refait un ourlet bien propre. En plus, comme j’ai changé de MAC, j’ai moins galéré avec ce maudit fil trop épais que j’avais utilisé pour les surpiqûres, mais un peu quand-même.

J’ai également dû déplacer les boutons. Et donc faire des petites réparations discrètes là où il y avait des trous.

Et oh ! Surprise ! Elle ressemble enfin à une VRAIE 1001 Perles et ne me quitte plus. 😉

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Les deux forment un ensemble sympa, en plus.

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En attendant, je suis un peu dégoûtée pour mon chemisier Vitamine. Il me reste du jacquard que j’ai utilisé pour les empiècements du haut, mais plus assez de tencel bleu. Je me demande si je ne vais pas acheter un tissu du même style et me la refaire, pour le coup. En mettant les mêmes boutons, mais d’un diamètre légèrement plus petit, j’en ai trouvé chez Aliexpress, aussi.

J’ai compris, mon prochain manteau Magnésium, il sera lui aussi dans la taille au-dessus. Pareil pour le prochain Trop Top. Pffff

Rooooo mais alors, mon Plantain trop juste au niveau des biceps et de la poitrine, même problème, n’est-ce pas ? Oiiiiiin

Dans la foulée, j’ai refait ma Datura dans la taille au-dessus. Il me restait juste assez de tissu. Au moins, elle est confortable ! Et je vais offrir le précédent exemplaire à ma meilleure amie.

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Ma tenue de commando de la semaine : Datura et 1001 Perles en jean

Je vous laisse, je retourne à ma machine à coudre…..je vais aussi faire tourner mes mouchoirs en tissu à la machine, tant qu’à faire……

 

 

Bermuda Burda

J’ai eu subitement envie de me remettre à Burda.

Burda, ce sont avant tout des patrons absolument parfaits, des finitions hyper soignées, des explications parfois absconses, certes, mais au final des vêtements qui ont une classe folle.

Ce modèle, c’est le tout premier modèle de Burda que j’ai cousu, en 1995, oui, oui, issu du tout premier Burda que j’ai acheté, celui de juin 1995. Bref, c’est une cousette quelque peu nostalgique. J’ai gardé et porté des années le premier exemplaire de ce bermuda, bien qu’il était très loin d’être parfait, puisque c’était un des premiers vêtements que j’ai cousu. Je n’ai même pas eu besoin de décalquer à nouveau le patron, puisque j’ai conservé les pièces décalquées à l’époque.

J’ai eu envie d’un beau tissu, qui se tient bien, un peu épais, mais pas trop non plus. J’ai donc fait un saut chez Mondial Tissus, où j’ai craqué pour deux jolis tissus. Le deuxième, je ne sais pas encore ce que je vais en faire, surtout que je n’ai pris qu’un mètre de chaque tissu. Le premier, une bachette impression origami, est rapidement devenu mon bermuda.

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Un modèle qui fleure bon l’été, avec un petit détail sympathique : les poches latérales fermées par un zip.

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En voie d’Ivannisation, j’ai posé des biais à l’intérieur (coupés dans le même tissu que ma Datura), sur une partie des surplus des coutures latérales, pour pouvoir le retrousser et le porter en short. J’ai également opté pour un bouton-pression en métal (trouvé chez Aliexpress).

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Bref, je vais me faire à nouveau des modèles Burda, moi.

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En tout cas, maintenant que ma frénésie de couture de l’année dernière s’est calmée, je vais en profiter pour me faire plaisir avec des jolis tissus et arrêter de coudre des trucs que je ne porte pas et qui finissent aux Emmaüs. Traduire : je retournerai chez Mondial Tissus et je vais vraiment choisir avec soin mes modèles. 😉

Je participe au défi « Je peux pas j’ai couture. », organisé par Claire.

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Savon liquide facile

Il y avait des années que je n’avais pas fait de savon liquide. Avant, j’utilisais toujours une recette extraite de Making Natural Soaps, un livre de Catherine Failor. Cette recette était plutôt longue à réaliser, il fallait d’abord fabriquer une pâte de savon, la faire cuire lentement, puis diluer, toujours à chaud, cette pâte dans de l’eau, puis ajouter un neutraliseur (j’utilisais un mélange d’eau et de borax). Un peu fastidieux, donc, mais cela donnait 5 litres de savon liquide, ainsi, j’étais tranquille pour un moment.

Ces derniers temps, j’avais envie d’essayer le savon noir pour faire mon ménage, oui, une idée, comme ça, qui me trottait dans la tête. Naturellement, j’ai fini par me dire qu’après tout, s’agissant de savon constitué seulement d’huile d’olive, pourquoi ne pas essayer d’en faire moi-même ? Sauf que je n’ai plus du tout envie d’y passer des heures, d’user un max d’électricité ou de flinguer un mixeur. Ouaich, ça m’est arrivé une fois.

J’ai donc essayé avec une petite quantité seulement et surtout sans aucune cuisson, une saponification à froid, quoi. Honnêtement, je ne savais même pas si c’était possible avec du savon à la potasse.

A ce propos, un petit rappel : le savon solide, on le fait avec de la soude caustique (hydroxyde de sodium – NAoH), alors que le savon liquide, on le fait avec de la potasse caustique (hydroxyde de potassium – KOH). Personnellement, j’ai acheté ma soude et ma potasse il y a une douzaine d’années chez The Soap Kitchen (ça se conserve très bien, la preuve).

Je vous renvoie à mon article sur le savon solide en ce qui concerne les mesures de précaution à prendre. J’utilise toujours ce bon vieux calculateur en ligne pour les quantités de soude/potasse à utiliser. On ne change pas une équipe qui gagne.

Bref, voilà comment j’ai procédé :

1. La pâte de savon (ou savon noir mou)

Je n’en ai pas fait une trop grosse quantité, s’agissant avant tout d’une expérimentation.

  • 300 g d’huile d’olive
  • 53 g de potasse caustique dans 110 g d’eau

Pour l’eau, je vous conseille d’utiliser de l’eau déminéralisée si vous habitez dans une région où l’eau est calcaire. Chez moi, elle est très douce, donc j’utilise désormais de l’eau du robinet.

Dans un récipient résistant à la chaleur, on verse d’abord l’eau puis la potasse. Remuer puis mettre de coté jusqu’à ce que la solution soit à température ambiante.

Verser cette solution dans un récipient contenant l’huile d’olive à température ambiante.

On mixe jusqu’à obtenir la consistance du liniment.

Le mélange va se déphaser, donc plusieurs fois dans la journée, hop ! 30 secondes au micro-ondes suivies de 30 secondes de mixage. Pas plus. De toute façon, j’avais la flemme. A faire autant de fois que nécessaire.

A la fin de la journée, votre mélange ne doit plus se déphaser. Vous l’entreposez hors de portée des enfants et des animaux domestiques : chat, chien, boa constrictor, mari, hamster, koala….. et vous l’oubliez….

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Première phase : cela ressemble à du liniment.

Le surlendemain, le mélange s’était de nouveau un peu déphasé. Pas grave, un coup de mixeur et hop ! On atteint la consistance de la purée de pomme de terre.

La encore, si le mélange ne vous parait pas très stable, 30 secondes au micro-ondes puis 30 secondes de mixage.

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Deuxième phase : on dirait de la purée de pomme de terre.

Là encore, vous l’entreposez en hauteur et vous l’oubliez. Je vous l’avais bien dit que c’était une méthode de feignasse !

Au bout d’une semaine, on peut utiliser la pâte directement, comme savon noir. Je l’ai mis 30 secondes au micro-ondes avant de touiller avec une cuillère en bois mais ça n’a pas changé la texture, donc je pense que ce n’est pas indispensable.

J’ai eu envie de continuer mes expériences, donc j’ai fabriqué aussi un peu de savon liquide.

2. Le savon liquide

Idem, pas envie de m’enquiquiner. Dans un bocal, j’ai mis un fond de pâte de savon.

J’ai ajouté de l’eau : le poids du savon + 60 à 70 % du poids du savon. Je n’ai pas touillé, pas chauffé, rien, juste fermé le bocal avec son couvercle et entreposé ledit bocal sur mon frigo pendant une semaine.

Au bout d’une semaine (et même avant, d’ailleurs), la pâte s’est diluée toute seule et voici mon savon liquide.

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Savon noir à gauche et savon liquide à droite : duo de choc pour tout nettoyer dans la maison

Voilà, c’est plus long que la méthode traditionnelle, à chaud, mais le boulot se fait tout seul, sans prise de tête.

Le savon liquide, on peut l’utiliser tel quel, comme savon pour les mains, par exemple, mais il est surtout très intéressant pour servir de base neutre pour des produits d’entretien (je vous renvoie à ce vieux blog, celui de Raffa, il y a toujours un livret sympa à télécharger, avec plein de recettes pour astiquer votre intérieur, perso, j’avais acheté son bouquin, à l’époque, et je m’en sers toujours à l’occasion, mais le livret est génial aussi).

S’agissant d’un savon uniquement composé d’huile d’olive, il ne mousse pas beaucoup, ce qui est parfait pour le ménage.

La prochaine fois, j’essaierai un savon liquide coco/olive, ce qui se rapprochera plus de la recette que je faisais autrefois : l’huile de coco donne une jolie mousse blanche, en plus. Et là, ça donne une super base pour réaliser ses propres shampoings et autres gels douches. Je vous tiens au courant ! 😉