Un an !!!

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Un an jour pour jour que mon bébé d’amour a pointé le bout de son nez rose et que je suis devenue complètement tarte (d’après ma meilleure amie, c’est normal, pourtant personne ne nous prévient qu’on va devenir quiche en devenant mère).

Je crois que je ne me suis jamais départie de la stupeur émerveillée qui m’a saisie ce jour-là. Le miracle de la vie, vraiment un miracle dans mon cas, n’en finira jamais de m’étonner. Je veux dire, il y a quand même de la magie à faire des galipettes avec son chéri et à créer un être humain ainsi. Biologiquement, c’est banal, nous sommes programmés génétiquement pour le faire, mais quand on y songe, c’est un truc dément, quand-même. C’est de la magie. Nan, je ne fume pas la moquette du salon. D’ailleurs, c’est du carrelage.

Un an et ma vie a été totalement chamboulée.

Grâce à mon fils, et à l’énergie qu’il m’a insufflée, j’ai réussi à atteindre tous les objectifs que je m’étais fixés il y a un peu plus de deux ans, à l’approche de mes 40 ans : notamment, changer de vie et me débarrasser de tout ce qui me pourrissait l’existence jusqu’alors et m’empêchait d’avancer.

Grâce à mon fils, j’ai également dû affronter mes vieux démons. Je les ai vaincus. Aujourd’hui, pour la première fois de ma vie sans doute, je sais qui je suis, où je vais, ce que je ne veux plus et ce que je veux vraiment.

Grâce à mon fils, j’ai repris goût à la vie et j’ai appris à vivre avec mon cœur brisé qui, un jour, je le sais, sera définitivement guéri. Ce qui ne me tue pas me rend plus forte.

Alors, pour tout cela, merci à Dieu, à l’Univers, à la Providence, au Destin, à la déesse-mère Ceridwen, appelez-le ou la comme vous le souhaitez, pour m’avoir, l’espace de quelques mois, fait connaître le véritable amour, fût-il éphémère de son côté, et de m’avoir donné ce fils qui désormais donne un sens à ma vie.

*****

Bon, maintenant que toutes mes lectrices totalement boulversifiées sont en train de verser une larme sur leur clavier en lisant mes états-d’âme et que je viens de m’auto-psychanaliser gratuitement en place publique passons à ce que je vous avais promis il y a quelques mois :

Le Bêtisier de Marie

(Ouais, parce que visiblement, j’aime bien me faire des frayeurs totalement débiles !)

1/ Première nuit chez nous, en rentrant de la maternité :

Le contexte :

Petit Pierre se réveille dans la nuit, titillé par la faim. Je le mets au sein. Puis, je le remets dans son couffin après la tétée. Et, au moment où je vais moi aussi me remettre au lit, il régurgite un peu.

La frayeur :

Il régurgite rose….. raaaa il régurgite du sang ! Kesskisspasse ???? il est malaaaaaaaade ?????

On se calme :

Pierre me regarde calmement, un peu dubitatif toutefois, en ayant vraiment l’air de se demander dans quelle famille de barges il est tombé….. et si sa mère n’est pas un peu secouée….

Je m’efforce de respirer un bon coup et de me calmer pour pouvoir réfléchir…. et me rends compte que si, en effet, il régurgite un peu de sang, ce n’est pas le sien. C’est le mien, qui provient de mes crevasses, qui se sont rouvertes pendant la tétée, tout simplement.

Moralité :

J’avais pourtant bien pris soin de ne me pas me mater l’intégrale d’Alien pendant la fin de ma grossesse. Alors pourquoi diable ai-je maté l’intégrale de True Blood, hein ? Pfff

2/ La première vraie nuit de Pierre :

Le contexte :

Petit Pierre se réveille une fois, voire deux pour téter, la nuit. Et se réveille le matin vers 9h30.

La frayeur :

Il doit avoir 3 mois environ. Je me réveille un matin et regarde l’heure. Il est 9h00.

Raaaaaaa ! Il ne s’est pas réveillé cette nuit !!!!

Pour le coup, je suis bien réveillée, moi. Je fais un bon de deux mètres et manque de me fracasser le crâne aux poutres apparentes de ma chambre. Heureusement, il n’y a pas de poutres apparentes, à aucun plafond de mon appartement d’ailleurs.

On se calme :

Je me précipite à son chevet. Ce qui n’est pas compliqué et même immédiat, son lit étant à côté du mien. Je le secoue un peu histoire de voir s’il respire encore. Il se met alors à grogner en dormant, l’air de dire « fiche-moi la paix ! »

Moralité :

Ah, c’est ça « faire ses nuits » ? comme dans la question qu’on me pose et que je ne comprends pas trop « est-ce qu’il fait ses nuits » ? Ben, il se réveille, il tète et on se rendort illico…

Finalement, je vais allaiter mon bout de chou pendant 6 mois de façon exclusive, puis je vais commencer la diversification (c’est plutôt lui qui va la commencer, d’ailleurs, développant une curiosité gastronomique hors normes et un appétit de morfale,  traduire : il veut tout goûter, dès qu’il voit un truc dans mon assiette !). A 7 mois, il dormira 12 heures par nuit sans se réveiller.

J’ai continué l’allaitement jusqu’à ce qu’on se lasse l’un et l’autre et finalement, je l’ai passé au biberon à 9 mois. Depuis, il ne se réveille toujours pas la nuit et pionce pendant 13 heures.

3/ La première gamelle de Pierre :

Le contexte :

Il a toujours fait ses siestes uniquement quand et s’il le voulait. Et n’importe où, n’importe comment. Je ne le contrains jamais.

Jusqu’à 5 mois, il faisait la sieste sur le canapé.

La frayeur :

Ce jour-là, il a 5 mois à peine, il commence un peu à se tourner tout seul, mais il vient de s’endormir sur le canapé et, prise d’une envie urgente, je cale un gros oreiller au cas où et le laisse.

J’en profite pour faire je ne sais plus quoi dans la cuisine et soudainement, j’entends : bong ! et oiiiiiiiiiiiin !

Je me précipite dans le salon et retrouve mon petit crapaud de boutasse en train de hurler sur le carrelage (parce qu’en plus, ce jour-là, le tapis était au lavage, évidemment).

Damned ! Il est tombé du canapé ! Raaaaaaa

On se calme :

Déjà, il a hurlé tout-de-suite, donc il n’a pas perdu connaissance. Et il se calme illico dans mes bras. Une petite tétée réconfort et hop, il a oublié.

Complètement névrosée, je vais surfer sur Doctissimo (le truc à ne jamais faire, quoi) et je vois qu’il faut faire attention la première nuit, au cas où il y aurait un traumatisme, gna gna gna, bref, je vais passer une nuit de m***.

Moralité :

A 7 mois, il se mettait debout sur ses deux petites jambes. Il en a 12 aujourd’hui. Des bong ! oiiiiiiiiiin ! j’en ai vu et entendu à la pelle depuis la première gamelle. En règle générale, il amortit sa chute lui-même, en faisant une sorte de rouler-bouler (ce qu’il avait dû faire aussi la première fois, je l’ai compris plus tard).

C’est le métier qui rentre, quoi. Et puis, comme tous les mômes, quand il voit que je me précipite pour le prendre dans mes bras, ce que je fais à chaque gamelle quasiment, il en rajoute une couche dans le style « pauvre bébé malheureux qui pleure à chaudes larmes », alors que visiblement, il n’a même pas mal. Je le sais parce que si je fais semblant de n’avoir rien remarqué, en cas de petite gamelle, il ne pleure même pas.

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Bon, c’est pas tout ça, mais vu que je vous ai confié mes frayeurs débiles, j’attends les vôtres dans les commentaires. Histoire que je me sente moins stupide seule, quoi.

C’est à vous !!!

Et joyeux anniversaire à mon petit poulet en crapaudine !!!!