Belladone # 2

Au lieu de ranger la machine à coudre après avoir cousu ma première Belladone, j’ai directement coupé un deuxième exemplaire dans le reste de mon coupon de velours milleraies utilisé pour ma robe Burda.

En d’autres termes, j’ai cousu deux Belladone en trois jours. Obsessionnelle, moi ?

Cette fois-ci, j’ai choisi la version dos fermé et j’ai ajouté un passepoil argent pour orner la ceinture et les poches italiennes. Comme pour l’autre, j’ai opté pour un ourlet simple et une fermeture à glissière classique. J’ai posé un biais assorti au passepoil.

Pour une fois, je me suis servie de la surjeteuse pour assembler et surjeter en une seule opération……le fond de poche et la poche ! Waouh ! Sinon, désormais, quand le tissu et le modèle le permettent, je surjette les grandes pièces droites avant de les assembler à la machine à coudre.

Bref, j’ai fait cette deuxième Belladone encore plus rapidement que la première, je commence à prendre le coup et, cette fois, pas de mauvaise surprise à l’arrivée.

20181026_162611

Depuis la naissance de Pierre, j’ai tendance à ne plus porter que des jeans/baskets ou des robes/ballerines (remplacer baskets et ballerines par bottes en hiver), donc ce patron est idéal pour faire une armada de petites robes faciles à porter.

Bon, et si je me décidais à faire un saut chez Mondial Tissus ou une commande sur le Net pour me coudre une Magnolia, moi ? 😉

Publicités

Robe Belladone de Deer & Doe

20181022_153525

Ouais, j’étais tellement pressée de la porter que j’ai oublié le repassage final. Et puis après, en voyant cette photo, je me suis dit que petit Pierre ferait diversion. Mouahahah !!!

Cela faisait un moment que cette robe me plaisait…..je m’étais dit qu’un jour, il faudrait que je me décide enfin…..

Et puis il n’y a pas si longtemps, un matin, j’entends une voix provenant de mon stock de tissus…ce beau coupon de satin de coton des Coupons de Saint-Pierre me suppliait de l’utiliser….. Alors ça, c’était incroyable !

Je voyais bien une robe sans manches un peu rétro mais, seulement, voilà : plus de papier transparent pour décalquer un patron et une flemme abyssale au moment d’aller en acheter. Au lieu de ça, hop, un petit tour devant l’ordi avec petit Pierre sur mes genoux et j’ai acheté le patron de la Belladone. Imprimé, découpé et assemblé dans la foulée, bref, le soir-même, j’en étais déjà à fixer la ceinture au corsage.

Comme avec la blouse Datura, un patron parfait, des explications lipides, des envies d’essayer plein de versions différentes, bref, je suis en train de développer une sévère addiction à Deer & Doe, moi (d’autant que quelques jours auparavant, je m’étais jetée sur le patron de la robe Magnolia, le jour-même de son lancement ! prêt à être utilisé, mais j’attendais l’inspiration quant au tissu à acheter).

Comme la dernière fois, avec ma robe slave Burda, j’ai surfilé entièrement les pièces à la surjeteuse, au fur et à mesure du montage, avant de les assembler à la machine à coudre, méthode que j’ai finalement adoptée.

Pas franchement convaincue par l’ourlet rapporté au bas de la robe, j’ai fait un bête ourlet plié deux fois.

Comme d’habitude, j’ai posé un vrai zip, pas un truc invisible.

Au moment de l’essayage final, horreur ! malheur ! Le haut du dos baille. Ouh pinaise ! Et puis, essayez d’ajuster votre dos sur vous-même avec des épingles, nan, pas possible ! J’ai dû épingler, faire un selfie de mon dos, quinze mille fois de suite, hyper pratique ! Finalement, j’ai cousu ensemble le haut et le bas (qui sont censés seulement se chevaucher), c’était mieux mais ça baillait encore un peu. J’ai bien tenté de défaire le biais de l’encolure, défaire la petite couture en haut et faire se chevaucher un peu plus les deux pointes, mais là, ça commençait à ne plus ressembler à rien, alors j’ai tout refait (tant bien que mal) comme à l’origine et, là aussi, j’ai fixé ensemble les parties censés seulement se chevaucher. Encore un peu de bâillement côté gauche, mais ça passe. J’étais quand-même un peu déçue.

20181022_153512

La prochaine fois, je laisse tomber l’ourlet rentré deux fois, je me contente d’un surjet (en jouant avec le différentiel de la surjeteuse pour que le tissu ne se détende pas), puis je fixe une bande de thermocollant de la largeur du surjet et après je pique un rentré simple. Avec ça, ce fichu tissu ne devrait pas se détendre ; parce que je pense que le problème vient de là, tout simplement : le satin de coton, qui contient de l’élasthanne et qui est coupé dans le biais en plus, a dû se détendre un peu. Je dis ça parce que le lendemain, j’ai cousu une deuxième Belladone, mais avec le dos fermé, et là aucun problème de bâillement, le seyant est parfait. Mais chut…..j’y reviendrai…..

Superbe en été avec son dos si particulier, elle se porte aussi très bien en automne, réchauffée par un gilet, des collants et des bottes…

Elle est vraiment confortable en tout cas. Je l’adore !

Robe Burda

20181028_134136

J’étais tellement contente d’avoir réussi mon ensemble Burda cet été, que j’ai décidé aussitôt de faire la robe assortie pour cet automne. Toujours issu du magazine Burda Couture Facile automne-hiver 2006/2007, voici donc la fameuse robe que Burda proposait à une époque en téléchargement gratuit (payant désormais) et qui répond au doux prénom de Danielle, clin d’œil à une de mes adorables lectrices. Il y a plus de 300 versions réalisées par les lectrices de Burdastyle sur leur site, de quoi donner des idées.

Bref, pour en revenir à la version de mon vieux magazine, j’ai absolument craqué pour son côté slave (dixit Burda), avec ses applications en feutrine et son velours milleraies tout doux, acheté chez Bennytex lors de ma commande de l’été dernier. Comme toujours avec Burda, j’ai coupé une taille 36. J’en profite pour ouvrir une parenthèse : super, Bennytex ! J’aime (presque) autant que les Coupons de Saint-Pierre, c’est dire ! Une bonne surprise, donc.

Pour les applications, j’ai reproduit les motifs sur la feutrine, je les ai découpés et collés sur la robe (juste quelques points de colle Scotch, ouais, pas la peine d’aller chercher midi à quatorze heures) et j’ai ensuite cousu tout ça sur la robe (juste un point droit tout simple, il suffit de prendre son temps…..et de soigner sa main droite courbaturée et douloureuse le lendemain à force d’avoir tourné la molette de la machine à coudre…..on ne peut pas être et avoir été…..)

Une fois l’appliqué terminé, j’ai cousu la robe. Je tenais à m’appliquer (pas à la colle Scotch,ah ah, humour à la con inside) parce qu’après le temps que j’y avais passé, à cet appliqué, ce n’était pas le moment de faire n’importe quoi. Alors j’ai pris mon temps et j’ai surfilé à la surjeteuse toutes les pièces, au fur et à mesure du montage (mais après avoir cousu et repassé les pinces, ce genre de trucs, ainsi, tout se tient bien), avant de les assembler à la machine à coudre. Pas très orthodoxe, j’en conviens, mais ça donne des finitions très soignées. Il ne reste plus qu’à ouvrir les coutures au fer et le résultat est impeccable.

Zoom sur les motifs devant et dos :

20181028_134828

20181028_134904

Je suis vraiment contente de pouvoir me remettre à Burda, qui reste ma référence en matière de couture. 😉

20181028_133734

Je participe au défi « Je peux pas j’ai couture. », organisé par Claire.

copie-de-dc3a9fi-je-peux-pas-jai-couture-1