Petits trucs en vrac

Ou les petits ouvrages vite faits pour quand on a pas envie de se prendre la tête…dispatchés sur plusieurs mois depuis le début de l’année :

  • Filet à légumes au crochet :

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Pour que ça soit la classe dans le bac à légumes de votre réfrigérateur. Le Diable est dans les détails.

Modèle issu du magazine Fait Main n° 2 de février 1983. J’en avais déjà fait deux dans le passé, c’est vachement plus chouette que la barquette en plastique dans laquelle sont présentées les carottes du supermarché. Si, si.

  • Masque de sommeil :

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Modèle et fournitures issus du Chouette Kit n° 18. J’ai ajouté une couche de tissu occultant entre les deux couches de tissu.

  • Petite pieuvre :

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Des savants fous avaient cloné une brebis, rappelez-vous, Dolly qu’elle s’appelait. Moi, j’ai voulu cloner la petite pieuvre de Pierre, opération un peu ratée puisque ce n’est pas un clone mais une nouvelle bestiole, qui a fait un cadeau d’anniversaire apprécié. Son heureuse propriétaire l’a aussitôt baptisée Poulpy. Je vous présente donc Poulpy.

Modèle issu du Chouette Kit 11 bis

  • Des sous-verre :

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Avec les restes de Drops Baby Merino utilisés pour le débardeur de Pierre et mon pull.

Modèle issu du magazine Fait Main n° 11 de novembre 1988 en ce qui me concerne, et plus généralement des 13 millions de tutos qu’on trouve sur le Net.

  • Transformation de mes mitaines en manchettes :

Finalement, mes mitaines récemment tricotées ne me plaisaient pas plus que ça. Je les ai donc partiellement détricotées pour les retricoter en manchettes.

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  •  Rallongement des manches de mon Ravello :

J’ai rallongé les manches de mon Ravello. Je l’avais déjà porté et lavé, peu importe, cette laine porte tellement bien son nom qu’elle ne bouge pas, même après lavage de bourrin en machine.

Bien évidemment, j’ai du racheter une pelote grise d’Idéal, puisque celle que j’avais en rab, je l’ai entre-temps utilisée pour tricoter l’écharpe assortie à mes mitaines susmentionnées….m’enfin, pas grave, rallongement de mon pull, donc, puisque les manches étaient trop courtes et qu’en plus, par une bizarre illusion d’optique, on avait l’impression qu’une manche était plus courte que l’autre, ce qui me donnait un look à la François Hollande.

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C’est officiel : ce pull est désormais mon pull préféré.

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Pour l’instant, on voit encore un chouia la démarcation au-dessus des poignets, mais je sais qu’elle disparaîtra dès le premier lavage. Les laines BdF restent mes préférées (surtout celle-là), elles sont d’une solidité et d’une qualité à toute épreuve. Vive le made in France ! 😉

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Et si on se faisait une toile ?

Enfer et damnation ! C’est quoi, le problème avec ma chemise Vitamine ? Je suis hyper serrée dedans, le pli d’aisance dans le dos est inutile, je me sens étriquée au niveau des emmanchures, mes biceps sont à l’étroit et, comble de l’horreur, les pinces poitrine remontent ! Arghhhhhh !!!

On se calme et on réfléchit. J’ai enfin réussi à retrouver le poids et la silhouette de mes 30 ans. Alors, quoi ?

Sur son blog, Ivanne Soufflet a beaucoup insisté sur la carrure de la Vitamine, morphosensible, selon elle, et sur l’importance de bien prendre ses mesures. Alors, j’ai dégainé mon mètre de couturière et j’ai pris mes mesures.

Et là, tout s’explique. J’aurais dû faire la taille au-dessus. Pourtant, chez Burda et Wear Lemonade, notamment, je couds mes hauts en 36 bien que, si je me fie à leurs tableaux, je devrais coudre du 38. En d’autres termes, j’ai toujours cousu mes hauts Burda en 36, donc je ne me suis pas méfiée…

J’ai donc réimprimé mon patron en 38 et j’ai décidé de faire une toile. La première toile de ma vie.

J’ai utilisé un vieux coupon de mon stock, que je gardais depuis au moins vingt ans, à la composition inconnue. Tout ce dont je me rappelle, c’est que je l’avais acheté 10 francs au rayon « bonnes affaires » de mon magasin de tissus de l’époque, qui a malheureusement fermé depuis. C’est une sorte de polyester léger et souple mais d’une bonne tenue, avec des reliefs qui forment des espèces de vagues. Pas de quoi fouetter un chat, mais pas moche non plus, il sera parfait pour une toile.

J’ai coupé seulement le dos, le devant et les manches. Je me suis dit que, si par hasard la toile était portable, je n’aurais plus qu’à couper les parementures et les pattes de boutonnage, une fois les rectifications nécessaires effectuées, le cas échéant. Ainsi, j’aurais une petite blouse sans col, manches 3/4, sympa comme tout.

J’appréhendais notamment la carrure dos, une chose qui n’est absolument pas aisée de  mesurer soi-même. Il me semblait qu’elle correspondait plutôt à celle de Shrek.

J’ai quand-même soigné les coutures latérales et les coutures d’épaules avec des coutures anglaises, des fois que, et j’ai également apporté un soin particulier au montage des manches, au cas où.

Déjà, premier essayage, avant de monter les manches : ça tombe nickel, même sans pli d’aisance dans le dos. Parfait. Je monte les manches et là : holy green guacamole ! La présente toile est aussi réussie que la chemise précédente est ratée !! Même que pour la première fois de ma vie, je couds du premier coup des emmanchures nickel, sans m’y reprendre en quinze fois et sans fronce disgracieuse. Complot.

J’ai donc coupé les pièces qu’il me restait à couper et soigné mes finitions, tant qu’à faire.

Finalement, j’ai mis de jolis petits boutons-pressions trouvés chez Aliexpress pour parfaire le tout. Et me voici donc avec une petite blouse Vitamine……qui tombe super bien !!!

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Bon sang, je n’avais tout simplement pas coupé la bonne taille ! Bravo Marie !!!! (C’est à cause de ce genre de bêtise que Pierre s’exclame « Bavo Maïe ! » quand lui-même fait une bourde. Pfffff c’est moi, Marie, poussin, pas toi ! Faut vraiment que j’arrête de réfléchir à voix haute ; en plus, je dois le saouler.)

Et puis, après, je me suis dit : et ma jupe 1001 Perles en jean, de la même Ivanne Soufflet, alors ?

J’ai décidé fin 2017 de perdre mes 5 kilos en trop post-allaitement (et pré-grossesse – soyons honnête) et donc j’ai arrêté de bouffer n’importe quoi quand j’ai le blues. Et de bouffer n’importe quoi tout court. D’ailleurs, je vous rassure, je n’ai plus le blues non plus. Bref, pour le coup, ma jupe en jean se positionne enfin comme elle le devait à l’origine, c’est-à-dire taille basse, ce qui visuellement la rallonge et exagère la forme trapèze.

Donc, allez hop, un bon coup de ciseaux et on refait un ourlet bien propre. En plus, comme j’ai changé de MAC, j’ai moins galéré avec ce maudit fil trop épais que j’avais utilisé pour les surpiqûres, mais un peu quand-même.

J’ai également dû déplacer les boutons. Et donc faire des petites réparations discrètes là où il y avait des trous.

Et oh ! Surprise ! Elle ressemble enfin à une VRAIE 1001 Perles et ne me quitte plus. 😉

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Les deux forment un ensemble sympa, en plus.

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En attendant, je suis un peu dégoûtée pour mon chemisier Vitamine. Il me reste du jacquard que j’ai utilisé pour les empiècements du haut, mais plus assez de tencel bleu. Je me demande si je ne vais pas acheter un tissu du même style et me la refaire, pour le coup. En mettant les mêmes boutons, mais d’un diamètre légèrement plus petit, j’en ai trouvé chez Aliexpress, aussi.

J’ai compris, mon prochain manteau Magnésium, il sera lui aussi dans la taille au-dessus. Pareil pour le prochain Trop Top. Pffff

Rooooo mais alors, mon Plantain trop juste au niveau des biceps et de la poitrine, même problème, n’est-ce pas ? Oiiiiiin

Dans la foulée, j’ai refait ma Datura dans la taille au-dessus. Il me restait juste assez de tissu. Au moins, elle est confortable ! Et je vais offrir le précédent exemplaire à ma meilleure amie.

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Ma tenue de commando de la semaine : Datura et 1001 Perles en jean

Je vous laisse, je retourne à ma machine à coudre…..je vais aussi faire tourner mes mouchoirs en tissu à la machine, tant qu’à faire……

 

 

Bermuda Burda

J’ai eu subitement envie de me remettre à Burda.

Burda, ce sont avant tout des patrons absolument parfaits, des finitions hyper soignées, des explications parfois absconses, certes, mais au final des vêtements qui ont une classe folle.

Ce modèle, c’est le tout premier modèle de Burda que j’ai cousu, en 1995, oui, oui, issu du tout premier Burda que j’ai acheté, celui de juin 1995. Bref, c’est une cousette quelque peu nostalgique. J’ai gardé et porté des années le premier exemplaire de ce bermuda, bien qu’il était très loin d’être parfait, puisque c’était un des premiers vêtements que j’ai cousu. Je n’ai même pas eu besoin de décalquer à nouveau le patron, puisque j’ai conservé les pièces décalquées à l’époque.

J’ai eu envie d’un beau tissu, qui se tient bien, un peu épais, mais pas trop non plus. J’ai donc fait un saut chez Mondial Tissus, où j’ai craqué pour deux jolis tissus. Le deuxième, je ne sais pas encore ce que je vais en faire, surtout que je n’ai pris qu’un mètre de chaque tissu. Le premier, une bachette impression origami, est rapidement devenu mon bermuda.

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Un modèle qui fleure bon l’été, avec un petit détail sympathique : les poches latérales fermées par un zip.

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En voie d’Ivannisation, j’ai posé des biais à l’intérieur (coupés dans le même tissu que ma Datura), sur une partie des surplus des coutures latérales, pour pouvoir le retrousser et le porter en short. J’ai également opté pour un bouton-pression en métal (trouvé chez Aliexpress).

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Bref, je vais me faire à nouveau des modèles Burda, moi.

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En tout cas, maintenant que ma frénésie de couture de l’année dernière s’est calmée, je vais en profiter pour me faire plaisir avec des jolis tissus et arrêter de coudre des trucs que je ne porte pas et qui finissent aux Emmaüs. Traduire : je retournerai chez Mondial Tissus et je vais vraiment choisir avec soin mes modèles. 😉

Je participe au défi « Je peux pas j’ai couture. », organisé par Claire.

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Chemisier Vitamine

Il y a un moment que je n’ai pas cousu une grosse pièce. Plus le goût, plus l’inspiration. Je crois qu’en fait j’attendais ce patron, annoncé au début de l’année : le dernier Ivanne S., la chemise Vitamine, qui porte si bien son nom qu’elle m’a remotivée.

L’année dernière, au printemps, lorsque je me suis remise sérieusement à la couture, je me suis abonnée à La Craftine Box. Au bout de trois boxes reçues et non ouvertes, j’ai jeté l’éponge et me suis désabonnée. Les tissus sont vraiment beaux, mais les patrons ne me plaisent pas plus que ça, alors, là encore, j’attendais l’inspiration.

Ma première box était celle du mois d’avril 2017. Alors, oui, l’idée de me coudre une chemise à manches courtes me plaisait bien, mais ce patron, bof, sans plus. Et puis le mois dernier, un super patron de chemise est arrivé : la chemise Vitamine. Et là, coup de cœur et surtout, j’ai enfin pu réaliser ma chemise à manches courtes, avec les tissus de ma box.

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Comme toujours avec Ivanne, un patron de grande qualité, avec des explications très poussées et tout plein d’options sympa comme tout.

Pour coller à l’esprit de ma box, j’ai choisi la version col pointu avec pied de col, découpes en V sur le haut du devant. Et pli d’aisance dans le dos, le petit truc en plus. 😉

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Ivanne propose tout un tas de versions géniales sur son blog et, une fois que vous avez bien le patron en main, vous pouvez aisément le décliner à toutes les sauces, comme ses autres patrons : 1001 Perles, Trop Top et Magnésium.

Tiens, ça me fait penser, en écrivant le paragraphe ci-dessus, que j’ai aussi le patron Keep Cool, mais que je ne l’ai pas encore utilisé. Il faudrait que j’y songe….

En attendant…..

Je participe au défi « Je peux pas j’ai couture. », organisé par Claire.

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Blouse Datura

Cela faisait un moment que la fameuse blouse Datura de Deer and Doe me faisait de l’œil. Alors, lorsque Camille et Eléonore ont proposé tous leurs patrons à moins 20 % pour le Black Friday, je me suis précipitée (c’est mon côté un peu rate, mais je me soigne).

Coupée dans un coton imprimé des Coupons de Saint-Pierre (elle commence à devenir un peu redondante, cette phrase, par ici), elle est très agréable à coudre et à porter et je compte bien la décliner en plusieurs exemplaires.

Bon, je n’ai pas grand-chose à ajouter, pour une fois, il faut dire que les patrons Deer and Doe sont parfaits, un peu comme mes chouchous, les Ivanne S.

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J’ai eu le coup de foudre pour les découpes à l’encolure, comme toutes les accro à Datura, j’imagine. 😉

Et puis comme il me reste pas mal de tissu, puisque les coupons de Saint-Pierre sont des coupons de 3 mètres, j’ai cousu une 1001 Perles assortie pour faire un petit ensemble sympa pour l’été. C’est ma quatrième version de cette jupe, alors autant dire que je la couds les yeux fermés, en un après-midi. C’est la version de base, sans poche, sans rien, juste des coutures anglaises sur les côtés et rallongée d’une dizaine de centimètres, comme d’hab. 😉

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Ma Daturobe ! Vivement le printemps !!!

Je participe au défi « Je peux pas j’ai couture. », organisé par Claire.

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La Malédiction de La Maison Victor

Je n’ai jamais eu de chance avec La Maison Victor : leurs modèles sont superbes et me font envie mais, à chaque fois que je sors la mac, c’est le vautrage total ! Et ce depuis la parution du premier numéro de ce magazine.

Immanquablement, je me plante dans les grandes largeurs : mauvais choix de tissu, finitions moches et, au final, mon ouvrage reste un temps indéterminé sur un cintre avant d’atterrir dans la benne de recyclage de mon quartier….

Le mois dernier encore, ayant récupéré des chutes d’un très joli velours pour faire un gilet à Pierre pour les fêtes, gros bug : le velours était un tantinet extensible et les coutures ont complètement gondolé et, surtout, WTF ! c’est quoi, cette façon de me faire doubler un gilet ?!!!! Au final, je n’ai pas pu le faire selon leur méthode et j’ai improvisé quelque chose qui s’est avéré très moche…. Bref, je le referai, un jour, ce gilet, genre à la fin de l’année en taille 3 ans……c’est une question de principe ! mais avec la méthode Burda, vous savez, avec la cuillère en bois ?

Mais ça, c’était avant ! Avant que je décide qu’il fallait que je rompe la malédiction de La Maison Victor et que je comprenne comment ! (Euh…..oui….je suis en train de regarder la dernière saison de Once Upon a Time…..comment avez-vous deviné ?)

Je suis donc retournée aux origines de la malédiction : la robe Ginger. Celle du premier numéro, celle que j’ai cousu dix mille fois sans jamais la réussir, même lorsque je suis arrivée au bout de la couture. Parce que bon, les deux dernières…..entre le mauvais choix de tissus (ce taffetas rose transparent et cheap et ces rayures tennis pas terribles), les finitions loupées (les manches qui froncent à l’emmanchure et cet ignoble point fantaisie)…..je ne les ai jamais portées et je ne vais pas tarder à les emmener à la benne susmentionnée. Avec le gilet immettable du petit.

Bref, je me suis dit que si j’arrivais enfin à faire une robe Ginger parfaite, j’allais rompre la malédiction et j’allais enfin pouvoir coudre du La Maison Victor. Et surtout le porter ! Oui, j’ai une vie palpitante. Et il faut que j’arrête les séries américaines.

Première étape et non des moindres : le tissu. Un satin de coton, je suis sûre au moins de ne pas me tromper ! Que dis-je ? LE satin de coton, celui des Coupons de Saint-Pierre.

Quant aux explications, je les ai survolées et j’ai surtout cousu à ma sauce. Je crois que c’est ça, la solution : que je ne me fie pas trop à leurs explications……

Et enfin ! Sonnez trompettes ! Alléluia !!!! J’ai réussi un modèle de La Maison Victor ! J’ai rompu la malédiction !!!!

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Je vais donc pouvoir me faire des fringues issues de ces magazines ! Oui, parce qu’en plus, j’ai presque la collection complète (genre j’ai arrêté de les acheter il y a deux numéros seulement). J’ai pas fini de râler, quoi.

Ah, sinon, j’ai utilisé mes nouveaux jouets de chez Janome, dont je suis enchantée. J’ai fait tout le surfilage de la robe à la surjeteuse avec le surjet à 3 fils. Si vous devez changer de machine, je vous conseille donc cette marque, elle est vraiment géniale ! Bon, ok, je manque encore un peu de recul, mais c’est ma quatrième machine à coudre et ma deuxième surjeteuse et clairement, je vois bien la qualité.

 

Exemple : une manche en cours de montage, avec ses ourlets à la mac et ses surfils à la surjeteuse

Oups, j’allais oublier, le tuto qui a changé ma vie de couturière, rien que ça, pour résorber l’embu d’une tête de manche sans fil de fronce. Vous le trouverez ici. En fait, c’est exactement le mouvement que reproduit mon pied fronceur, dont je vous ai déjà parlé. C’est juste qu’il faut y aller très lentement mais au final, ça fonctionne très bien (et rien ne vous empêche de raboter un peu ledit embu, comme je l’ai fait). C’est ma bête noire, les têtes de manches, enfin, ça aussi, c’était avant. 😉

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Magnésium #1 et #2

Je ne pouvais pas commencer l’année 2018 sans vous montrer ce que je considère comme mon chef-d’œuvre couturesque de 2017 !

Encore un sublime patron d’Ivanne S. que j’ai raflé lors de mon gros craquage sur son site, le jour où je l’ai découvert.

Pour étrenner ce patron, j’ai décidé de nous coudre des manteaux, rien que ça ! Sachant que je n’avais pas cousu ce genre de pièce depuis près de vingt ans et que je ne me sentais plus franchement sûre de moi pour ce faire….mais, encouragée par ces derniers mois au cours desquels j’ai bien fait tourner ma machine à coudre et par la perfection des patrons et des tutos d’Ivanne, je me suis lancée.

Évidemment, j’ai changé d’avis au dernier moment : au lieu de nous faire les duffle-coat dont je rêve depuis l’hiver dernier, j’ai opté pour des manteaux d’un genre complètement différent. Il faut dire que j’ai flashé sur un caban bleu roi. Et puis, au cas où je les louperais, je n’avais pas envie d’acheter un beau lainage bien plus cher.

Les manteaux sont cousus en caban 100 % polyester et les doublures en coton à chemise (toujours de chez Saint-Pierre).

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Les deux manteaux sont presque identiques (double boutonnage, col officier, longueur medium), mais pas tout à fait : pour celui de Pierre, je n’ai pas mis de poches dans les côtés, ni de ceinture partielle au dos, ni de patte de manche. Et puis j’ai mis un rang de boutons en moins. J’ai opté pour des capuches amovibles, afin de ne pas avoir trop d’épaisseur de lainage à coudre, ma Brother CS10 ayant clairement atteint ses limites lors de la couture de cet ouvrage, à mon grand dépit.

Pour les boutonnières, ben là j’ai vraiment atteint les limites susmentionnées : impossible de broder une seule boutonnière à la machine. Alors j’ai opté pour des boutonnières à la main. Finalement, ça a été plutôt rapide et le résultat est plutôt pas mal. En fait, il est même plus joli, parce que plus discret que les boutonnières que j’aurais fait à la machine, ayant réussi à trouver un coton à broder de la même couleur que mon tissu et m’étant dépatouillée avec la broderie. D’ailleurs, je crois que pour les manteaux, je vais opter pour cette méthode, désormais. Surtout que je ne couds pas des manteaux tous les mois non plus !

J’ai utilisé de vieux tutos trouvés dans Les Doigts d’Or. Si, si. D’ailleurs, c’est dingue ce que ces gens pouvaient faire avec une machine à coudre équipée seulement d’un point droit et d’un point zigzag. En un mot : tout !!! Et même pour la couture à la main, le tricot, le crochet ou encore la broderie, ils étaient vraiment fortiches.

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J’ai beaucoup aimé la méthode d’Ivanne pour les doubler, j’ai un peu appréhendé au moment de les retourner sur l’endroit, mais c’est magique : tout se met en place à ce moment-là.

Bref, une fois encore, je suis bluffée par Ivanne ! Incroyable, d’arriver à nous faire faire des cousettes aussi jolies les doigts dans le nez !!!

En plus, elle est toujours dispo pour répondre aux questions angoissées type : « et comment je fais si je n’arrive pas à gérer l’embu des manches ? Je peux le virer, dis ? et les épaulettes, je suis obligée ? ». Oui, bon, je sais. J’ai suivi ses conseils : je n’ai effectivement pas mis d’épaulettes ni de cigarettes de manche (j’ai des épaules de nageuse d’Allemagne de l’Est) mais je me suis débrouillée comme une pro avec l’embu : là encore, la solution a consisté en un fil de fronce à la main et non à la machine.

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Un patron que je compte décliner en trench, duffle-coat, petite veste pour le printemps…..bref, LE patron qu’il faut avoir dans sa collection de patrons. 😉

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Ma photo préférée : mon chaton qui a tout-de-suite adopté son manteau :

Flouté

Ah, sinon, vu que j’ai bien ramé avec ma machine (et encore, je ne vous raconte pas mes déboires de cet été avec un Trop Top que j’ai voulu réaliser en jersey fin et fluide et qui n’est pas terrible au final), je m’en suis offert une nouvelle pour Noël. Pas une machine plus sophistiquée, non, bien au contraire, je suis revenue à mes premières amours : la machine mécanique qui n’a pas beaucoup de points (j’en reviens toujours au point droit et au point zigzag, comme les Doigts d’Or !), mais qui est fiable et robuste. Un peu brute de décoffrage, quoi. Tout ce que j’aime.

Bref, j’ai jeté mon dévolu sur la Janome Melody 41. Et puis, j’ai fait une grosse folie, sur un coup de tête : j’ai acheté en même temps la surjeteuse Janome 344D, qui n’était pas prévue au programme mais dont j’ai eu subitement envie pour compléter la machine. Bref, que du bonheur pour Noël.

Sur ces bonnes paroles, je vous souhaite une :

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Je participe au défi « Je peux pas j’ai couture. », organisé par Claire.

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