Bermuda Burda

J’ai eu subitement envie de me remettre à Burda.

Burda, ce sont avant tout des patrons absolument parfaits, des finitions hyper soignées, des explications parfois absconses, certes, mais au final des vêtements qui ont une classe folle.

Ce modèle, c’est le tout premier modèle de Burda que j’ai cousu, en 1995, oui, oui, issu du tout premier Burda que j’ai acheté, celui de juin 1995. Bref, c’est une cousette quelque peu nostalgique. J’ai gardé et porté des années le premier exemplaire de ce bermuda, bien qu’il était très loin d’être parfait, puisque c’était un des premiers vêtements que j’ai cousu. Je n’ai même pas eu besoin de décalquer à nouveau le patron, puisque j’ai conservé les pièces décalquées à l’époque.

J’ai eu envie d’un beau tissu, qui se tient bien, un peu épais, mais pas trop non plus. J’ai donc fait un saut chez Mondial Tissus, où j’ai craqué pour deux jolis tissus. Le deuxième, je ne sais pas encore ce que je vais en faire, surtout que je n’ai pris qu’un mètre de chaque tissu. Le premier, une bachette impression origami, est rapidement devenu mon bermuda.

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Un modèle qui fleure bon l’été, avec un petit détail sympathique : les poches latérales fermées par un zip.

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En voie d’Ivannisation, j’ai posé des biais à l’intérieur (coupés dans le même tissu que ma Datura), sur une partie des surplus des coutures latérales, pour pouvoir le retrousser et le porter en short. J’ai également opté pour un bouton-pression en métal (trouvé chez Aliexpress).

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Bref, je vais me faire à nouveau des modèles Burda, moi.

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En tout cas, maintenant que ma frénésie de couture de l’année dernière s’est calmée, je vais en profiter pour me faire plaisir avec des jolis tissus et arrêter de coudre des trucs que je ne porte pas et qui finissent aux Emmaüs. Traduire : je retournerai chez Mondial Tissus et je vais vraiment choisir avec soin mes modèles. 😉

Je participe au défi « Je peux pas j’ai couture. », organisé par Claire.

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Savon liquide facile

Il y avait des années que je n’avais pas fait de savon liquide. Avant, j’utilisais toujours une recette extraite de Making Natural Soaps, un livre de Catherine Failor. Cette recette était plutôt longue à réaliser, il fallait d’abord fabriquer une pâte de savon, la faire cuire lentement, puis diluer, toujours à chaud, cette pâte dans de l’eau, puis ajouter un neutraliseur (j’utilisais un mélange d’eau et de borax). Un peu fastidieux, donc, mais cela donnait 5 litres de savon liquide, ainsi, j’étais tranquille pour un moment.

Ces derniers temps, j’avais envie d’essayer le savon noir pour faire mon ménage, oui, une idée, comme ça, qui me trottait dans la tête. Naturellement, j’ai fini par me dire qu’après tout, s’agissant de savon constitué seulement d’huile d’olive, pourquoi ne pas essayer d’en faire moi-même ? Sauf que je n’ai plus du tout envie d’y passer des heures, d’user un max d’électricité ou de flinguer un mixeur. Ouaich, ça m’est arrivé une fois.

J’ai donc essayé avec une petite quantité seulement et surtout sans aucune cuisson, une saponification à froid, quoi. Honnêtement, je ne savais même pas si c’était possible avec du savon à la potasse.

A ce propos, un petit rappel : le savon solide, on le fait avec de la soude caustique (hydroxyde de sodium – NAoH), alors que le savon liquide, on le fait avec de la potasse caustique (hydroxyde de potassium – KOH). Personnellement, j’ai acheté ma soude et ma potasse il y a une douzaine d’années chez The Soap Kitchen (ça se conserve très bien, la preuve).

Je vous renvoie à mon article sur le savon solide en ce qui concerne les mesures de précaution à prendre. J’utilise toujours ce bon vieux calculateur en ligne pour les quantités de soude/potasse à utiliser. On ne change pas une équipe qui gagne.

Bref, voilà comment j’ai procédé :

1. La pâte de savon (ou savon noir mou)

Je n’en ai pas fait une trop grosse quantité, s’agissant avant tout d’une expérimentation.

  • 300 g d’huile d’olive
  • 53 g de potasse caustique dans 110 g d’eau

Pour l’eau, je vous conseille d’utiliser de l’eau déminéralisée si vous habitez dans une région où l’eau est calcaire. Chez moi, elle est très douce, donc j’utilise désormais de l’eau du robinet.

Dans un récipient résistant à la chaleur, on verse d’abord l’eau puis la potasse. Remuer puis mettre de coté jusqu’à ce que la solution soit à température ambiante.

Verser cette solution dans un récipient contenant l’huile d’olive à température ambiante.

On mixe jusqu’à obtenir la consistance du liniment.

Le mélange va se déphaser, donc plusieurs fois dans la journée, hop ! 30 secondes au micro-ondes suivies de 30 secondes de mixage. Pas plus. De toute façon, j’avais la flemme. A faire autant de fois que nécessaire.

A la fin de la journée, votre mélange ne doit plus se déphaser. Vous l’entreposez hors de portée des enfants et des animaux domestiques : chat, chien, boa constrictor, mari, hamster, koala….. et vous l’oubliez….

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Première phase : cela ressemble à du liniment.

Le surlendemain, le mélange s’était de nouveau un peu déphasé. Pas grave, un coup de mixeur et hop ! On atteint la consistance de la purée de pomme de terre.

La encore, si le mélange ne vous parait pas très stable, 30 secondes au micro-ondes puis 30 secondes de mixage.

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Deuxième phase : on dirait de la purée de pomme de terre.

Là encore, vous l’entreposez en hauteur et vous l’oubliez. Je vous l’avais bien dit que c’était une méthode de feignasse !

Au bout d’une semaine, on peut utiliser la pâte directement, comme savon noir. Je l’ai mis 30 secondes au micro-ondes avant de touiller avec une cuillère en bois mais ça n’a pas changé la texture, donc je pense que ce n’est pas indispensable.

J’ai eu envie de continuer mes expériences, donc j’ai fabriqué aussi un peu de savon liquide.

2. Le savon liquide

Idem, pas envie de m’enquiquiner. Dans un bocal, j’ai mis un fond de pâte de savon.

J’ai ajouté de l’eau : le poids du savon + 60 à 70 % du poids du savon. Je n’ai pas touillé, pas chauffé, rien, juste fermé le bocal avec son couvercle et entreposé ledit bocal sur mon frigo pendant une semaine.

Au bout d’une semaine (et même avant, d’ailleurs), la pâte s’est diluée toute seule et voici mon savon liquide.

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Savon noir à gauche et savon liquide à droite : duo de choc pour tout nettoyer dans la maison

Voilà, c’est plus long que la méthode traditionnelle, à chaud, mais le boulot se fait tout seul, sans prise de tête.

Le savon liquide, on peut l’utiliser tel quel, comme savon pour les mains, par exemple, mais il est surtout très intéressant pour servir de base neutre pour des produits d’entretien (je vous renvoie à ce vieux blog, celui de Raffa, il y a toujours un livret sympa à télécharger, avec plein de recettes pour astiquer votre intérieur, perso, j’avais acheté son bouquin, à l’époque, et je m’en sers toujours à l’occasion, mais le livret est génial aussi).

S’agissant d’un savon uniquement composé d’huile d’olive, il ne mousse pas beaucoup, ce qui est parfait pour le ménage.

La prochaine fois, j’essaierai un savon liquide coco/olive, ce qui se rapprochera plus de la recette que je faisais autrefois : l’huile de coco donne une jolie mousse blanche, en plus. Et là, ça donne une super base pour réaliser ses propres shampoings et autres gels douches. Je vous tiens au courant ! 😉