Ravello

Une soudaine envie de tricoter, un coup de foudre sur Pinterest, un petit détour par Ravelry, une commande chez Bergère de France, et me voici avec un nouveau pull, le célèbre Ravello d’Isabell Kraemer.

Je l’ai réalisé en Idéal de Bergère de France, fil qui porte très bien son nom. Au début, je n’ai absolument rien compris aux explications et, ayant fini par ne plus me poser de questions et suivre aveuglément lesdites explications, c’est finalement allé tout seul et je n’ai pas mis très longtemps pour le tricoter.

C’est un pull qui se tricote à l’aiguille circulaire, de haut en bas. Si les rangs paraissent donc parfois interminables, en revanche, aucune couture à la fin, aucune finition hormis rentrer les fils.

J’ai commencé par tricoter le col, en côtes 1/1, pour ne pas avoir à relever des mailles une fois le pull terminé.

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J’adore ce pull, avec ses couleurs doudou et puis je pense le décliner en marinière en Coton Fifty, toujours de Bergère de France, pour le printemps, peut-être ? Bref, un patron polyvalent puisque les rayures, on les fait comme on veut, voire pas du tout de rayures (ou encore les remplacer par une frise en jacquard, je l’ai vu sur Ravelry) et vraiment simple à tricoter.

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Je participe au KAL « Vite un pull ! » organisé par Alexia alias La Demoiselle d’Octobre.

Et les réalisations des autres participantes sont ici. (lien à venir)

 

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Henné II Le Retour (La revanche)

Aujourd’hui encore, l’article phare de ce blog est mon article sur le henné. Je reçois encore des questions sous cet article, auxquelles je m’efforce de répondre du mieux que je peux.

Comme vous le savez, j’ai arrêté toute coloration fin novembre 2016, ras-le-bol d’être plus rousse que brune, ras-le-bol de mon rituel mensuel, et j’ai tenté l’aventure des cheveux gris. Après huit mois de naturel, j’ai fini par céder à la tentation (en fait, surtout aux pressions des copines) et j’ai opté fin juillet dernier pour une coloration chimique de L’Oréal. Seulement voilà, à peine un mois plus tard, mon joli marron glacé était devenu fadasse et mes racines étaient réapparues. Et, ne supportant absolument pas cette odeur chimique immonde qui me file la gerbe migraine dès l’application et jusqu’au lendemain, je n’avais pas envie de remettre ça tous les mois. Ni de remettre ça tout court, d’ailleurs. Pas moyen de moyenner. J’avais également les cheveux raplapla, sans aucun volume. L’horreur, quoi. Franchement, le chimique, plus moyen !

Je me suis tournée vers les colorations Khadi, que je trouve dans ma Biocoop. Cela faisait un moment que je voulais essayer cette marque, d’autant plus que je connaissais déjà leur shampoing à l’amla et que je l’aimais beaucoup.

En revanche, plus envie de dormir avec une charlotte sur la tête, plus envie de laisser poser des heures et, surtout, surtout, plus envie d’être rousse ou auburn (oui, je l’ai déjà dit).

Je suis donc revenue à la méthode du deux-étapes, mais en beaucoup plus simple et rapide qu’avant.

Voilà comment je procède désormais : Je fais un Khadi « Henné, Amla et Jatropha Rouge » que je laisse poser deux heures à l’air libre. Puis je le rince et je fais un Khadi « Noir » que je laisse poser également deux heures à l’air libre et que je rince. Et c’est tout. Je vais au plus simple également pour la préparation : à chaque étape, j’utilise trois grosses cuillères à soupe de poudre que je mouille à l’eau chaude jusqu’à obtenir la bonne consistance et que j’applique sur cheveux mouillés. Point barre.

J’ai commencé par un henné tous les dimanches, soit trois hennés en trois semaines, puis je suis passée à un dimanche sur trois. Un dimanche sur trois, c’est pas mal : pas le temps d’avoir des racines, ainsi. Pas le temps de laisser l’indigo dégorger et le henné s’affadir non plus, bien que ces colos Khadi soient remarquables au niveau tenue. Selon mon humeur et ma repousse, ça peut aussi être un dimanche sur quatre.

J’ai opté pour des mélanges de plantes indiennes que j’adore (j’utilisais déjà l’amla, le bringaraj et le shikakai avant) plutôt que pour un pur henné et un pur indigo (qui existent également chez Khadi), je trouve que ça fait vraiment du bien à mes cheveux. C’est du 3-en-1 : shampoing, soin et couleur. Et chaque samedi soir qui suit mon henné, je fais un bain d’huile de coco que je laisse poser toute la nuit.

Après un peu plus de quatre mois, voici ma tignasse :

En intérieur avec flash :

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En extérieur sans flash :

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En intérieur sans flash :

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Mes cheveux sont redevenus bruns, avec des reflets chauds au soleil, châtains mais pas roux, un peu plus épais et avec un peu plus de volume, parce que gainés, à nouveau brillants et hyper doux. Dieu ce que la coloration végétale m’a manqué ! Et puis, franchement, Khadi est ma nouvelle marque préférée pour la coloration : pas de tache, pas trop de dégorgement (bon, au début, la taie d’oreiller ramasse un peu à cause de l’indigo qui dégorge), la couleur prend immédiatement et tient super bien sur la durée. Au fil des mois, ce fichu indigo dégorge de moins en moins, adieu la nuque bleue (oui, parce qu’au début…..ça arrive !). 😉

Je ne regrette pas d’avoir fait une longue pause niveau coloration, c’était marrant ces cheveux gris (enfin, il n’y a que moi qui trouvait ça marrant, visiblement) mais, clairement, je ne me vois vraiment pas retourner au chimique. Cela m’a donc permis de réfléchir à une nouvelle routine en matière de coloration et de sortir de ma zone de confort et ça, c’est toujours positif, dans tous les domaines de la vie. 😉

Édit du 06/11/2018 : J’en avais un peu marre du deux-étapes, ces derniers temps, alors j’ai essayé le Khadi noisette, en une seule étape, donc. Il est super, je l’adore et, en attendant d’avoir de nouveau le goût de faire un deux-étapes, il me convient très bien.

Magnésium #1 et #2

Je ne pouvais pas commencer l’année 2018 sans vous montrer ce que je considère comme mon chef-d’œuvre couturesque de 2017 !

Encore un sublime patron d’Ivanne S. que j’ai raflé lors de mon gros craquage sur son site, le jour où je l’ai découvert.

Pour étrenner ce patron, j’ai décidé de nous coudre des manteaux, rien que ça ! Sachant que je n’avais pas cousu ce genre de pièce depuis près de vingt ans et que je ne me sentais plus franchement sûre de moi pour ce faire….mais, encouragée par ces derniers mois au cours desquels j’ai bien fait tourner ma machine à coudre et par la perfection des patrons et des tutos d’Ivanne, je me suis lancée.

Évidemment, j’ai changé d’avis au dernier moment : au lieu de nous faire les duffle-coat dont je rêve depuis l’hiver dernier, j’ai opté pour des manteaux d’un genre complètement différent. Il faut dire que j’ai flashé sur un caban bleu roi. Et puis, au cas où je les louperais, je n’avais pas envie d’acheter un beau lainage bien plus cher.

Les manteaux sont cousus en caban 100 % polyester et les doublures en coton à chemise (toujours de chez Saint-Pierre).

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Les deux manteaux sont presque identiques (double boutonnage, col officier, longueur medium), mais pas tout à fait : pour celui de Pierre, je n’ai pas mis de poches dans les côtés, ni de ceinture partielle au dos, ni de patte de manche. Et puis j’ai mis un rang de boutons en moins. J’ai opté pour des capuches amovibles, afin de ne pas avoir trop d’épaisseur de lainage à coudre, ma Brother CS10 ayant clairement atteint ses limites lors de la couture de cet ouvrage, à mon grand dépit.

Pour les boutonnières, ben là j’ai vraiment atteint les limites susmentionnées : impossible de broder une seule boutonnière à la machine. Alors j’ai opté pour des boutonnières à la main. Finalement, ça a été plutôt rapide et le résultat est plutôt pas mal. En fait, il est même plus joli, parce que plus discret que les boutonnières que j’aurais fait à la machine, ayant réussi à trouver un coton à broder de la même couleur que mon tissu et m’étant dépatouillée avec la broderie. D’ailleurs, je crois que pour les manteaux, je vais opter pour cette méthode, désormais. Surtout que je ne couds pas des manteaux tous les mois non plus !

J’ai utilisé de vieux tutos trouvés dans Les Doigts d’Or. Si, si. D’ailleurs, c’est dingue ce que ces gens pouvaient faire avec une machine à coudre équipée seulement d’un point droit et d’un point zigzag. En un mot : tout !!! Et même pour la couture à la main, le tricot, le crochet ou encore la broderie, ils étaient vraiment fortiches.

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J’ai beaucoup aimé la méthode d’Ivanne pour les doubler, j’ai un peu appréhendé au moment de les retourner sur l’endroit, mais c’est magique : tout se met en place à ce moment-là.

Bref, une fois encore, je suis bluffée par Ivanne ! Incroyable, d’arriver à nous faire faire des cousettes aussi jolies les doigts dans le nez !!!

En plus, elle est toujours dispo pour répondre aux questions angoissées type : « et comment je fais si je n’arrive pas à gérer l’embu des manches ? Je peux le virer, dis ? et les épaulettes, je suis obligée ? ». Oui, bon, je sais. J’ai suivi ses conseils : je n’ai effectivement pas mis d’épaulettes ni de cigarettes de manche (j’ai des épaules de nageuse d’Allemagne de l’Est) mais je me suis débrouillée comme une pro avec l’embu : là encore, la solution a consisté en un fil de fronce à la main et non à la machine.

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Un patron que je compte décliner en trench, duffle-coat, petite veste pour le printemps…..bref, LE patron qu’il faut avoir dans sa collection de patrons. 😉

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Ma photo préférée : mon chaton qui a tout-de-suite adopté son manteau :

Flouté

Ah, sinon, vu que j’ai bien ramé avec ma machine (et encore, je ne vous raconte pas mes déboires de cet été avec un Trop Top que j’ai voulu réaliser en jersey fin et fluide et qui n’est pas terrible au final), je m’en suis offert une nouvelle pour Noël. Pas une machine plus sophistiquée, non, bien au contraire, je suis revenue à mes premières amours : la machine mécanique qui n’a pas beaucoup de points (j’en reviens toujours au point droit et au point zigzag, comme les Doigts d’Or !), mais qui est fiable et robuste. Un peu brute de décoffrage, quoi. Tout ce que j’aime.

Bref, j’ai jeté mon dévolu sur la Janome Melody 41. Et puis, j’ai fait une grosse folie, sur un coup de tête : j’ai acheté en même temps la surjeteuse Janome 344D, qui n’était pas prévue au programme mais dont j’ai eu subitement envie pour compléter la machine. Bref, que du bonheur pour Noël.

Sur ces bonnes paroles, je vous souhaite une :

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Je participe au défi « Je peux pas j’ai couture. », organisé par Claire.

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