Lotion hydratante pour les cheveux

Dans la série « j’adore les poudres ayurvédiques pour les cheveux », je vous présente le bhringaraj ou maka (je n’arrive jamais à l’écrire du premier coup, alors je vais l’appeler maka si vous le voulez bien lol). 

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Comme je n’avais plus d’infusion d’amla, j’ai fait une infusion de maka, histoire de varier les plaisirs. Pour ce faire, j’ai utilisé ma cafetière, comme la dernière fois, mais on peut tout-à-fait faire une infusion classique comme cela est expliqué sur la fiche Aromazone relative à cette cette poudre.

Une fois l’infusion prête, je l’ai embouteillée dans un flacon de 100 ml en verre muni d’un spray, en y ajoutant une cuillère à café de gel d’aloe vera, une demi-cuillère à café de glycérine  et 5 gouttes d’huile essentielle d’ylang-ylang. On agite le flacon et c’est fini.

Voilà, c’est tout simple, très vite fait et parfait pour hydrater les cheveux.

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Le henné pour des cheveux sublimes

Le henné est une plante littéralement magique pour colorer et prendre soin de ses cheveux.

Quand j’étais étudiante, je m’en faisais parfois, puis j’ai recommencé lorsque j’ai commencé à avoir des cheveux blancs, il y a une dizaine d’années. J’ai eu malheureusement de plus en plus de cheveux blancs et me retrouvant avec des cheveux oranges à la place des cheveux blancs, je suis passée un temps au henné noir, qui n’a rapidement plus suffi pour couvrir mes cheveux blancs, alors, la mort dans l’âme, je suis passée aux colorations chimiques : L’Oréal, Garnier et compagnie.

Oh, certes, le résultat est beaucoup moins aléatoire qu’avec la coloration végétale, la couleur est uniforme et le temps de pose réduit, jusque là, ça paraît idyllique, mais bon, au bout de quatre ans de ce régime (à raison d’une coloration tous les deux mois), mes cheveux étaient immondes, d’autant plus que je n’avais plus le goût de me concocter mes petites potions maisons, alors sont apparues démangeaisons que je tentais de calmer avec une lotion Wella elle-même bourrée de produits chimiques, longueurs filasses qui ne poussaient plus que je tentais de réparer avec un masque Yves Rocher, lui aussi plein de produits chimiques. Tous deux semblaient faire du bien à mon cuir chevelu et mes longueurs sur le moment, mais après les grattouilles revenaient, les longueurs redevenaient mitées.

Voyant le massacre, fin janvier de cette année, un ami coiffeur m’a coupé les cheveux en carré court et j’ai décidé que plus jamais un produit chimique ne viendrait faire du mal à mes cheveux retrouvés.

Première interrogation : et mes cheveux blancs dans tout ça ? J’ai donc parcouru les blogs de pas mal de chevelues bio et j’ai découvert avec stupéfaction que oui, on pouvait colorer ses cheveux blancs au henné. Et que le henné que j’utilisais des années plus tôt était un henné de piètre qualité, bourré de produits chimiques lui aussi. Et qu’en plus, je ne savais pas l’utiliser.

Alors là, je prends une pause (accrochez-vous à votre bureau, comme vous l’aviez subodoré, cet article va être horriblement long et ennuyeux avant d’entrer dans le vif du sujet) et je tiens à remercier chaleureusement les pros du henné susvisées qui ont des super blogs qui m’ont bien inspirée : Mini, Vinnie, Cécilia, Tinuviel, Marie et Ava, notamment. C’est en parcourant leurs blogs, qui sont de vraies mines d’or, en long, en large et en travers pour étudier le henné, que j’ai donc décidé de revenir au henné, mais à du vrai henné : de février à juillet cette année, j’ai utilisé le henné naturel (lawsonia inermis) et le henné noir (lawsonia inermis et indigo) de Centifolia, qui sont très bien et que j’aime beaucoup. Puis, d’août à aujourd’hui j’ai utilisé uniquement du henné naturel : le henné du Yemen, le henné du Rajasthan et le henné ayurvédique aux plantes que Cécilia vend dans sa boutique et que j’adore.

Bien entendu, parallèlement, j’ai fait des essais et mis au point une routine capillaire avec des produits entièrement naturels, qui fera l’objet d’un autre article, parce que là je sens bien que vous commencez à me détester.

Or donc, de février à juin, j’ai utilisé la méthode du deux-étapes pour couvrir mes cheveux blancs : à savoir que je faisais un henné naturel le vendredi soir (100 g de henné pour 350 ml d’eau chaude), qui posait toute la nuit, de façon à colorer mes cheveux blancs en orange et le samedi soir, rebelote avec le henné noir (même quantité avec une cuillère de soupe de sidr – Aromazone – pour empêcher le dégorgement de l’indigo), qui colorait les cheveux devenus oranges en brun. Le dimanche matin, j’étais redevenue entièrement brune.

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Mon premier henné avec le deux-étapes, le 17 février 2013

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1er juin 2013, henné avec le deux-étapes

Puis, en juillet, pendant les vacances, j’ai eu la flemme de faire le deuxième henné le lendemain, alors j’ai laissé tombé le henné noir le lendemain et juste fait un henné naturel. Comme le henné naturel fonce au fur et à mesure des applications, mes mèches anciennement oranges étaient plus cuivrées alors, donc depuis je n’utilise plus que du henné naturel, j’ai laissé tombé le henné noir et le deux-étapes.

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7 juillet 2013, en intérieur

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7 juillet 2013, en extérieur

Hier, j’ai encore changé de méthode : ayant lu sur le blog de Vinnie, que, si on appliquait le henné sur cheveux mouillés, on en utilisait moins parce qu’il suffisait de considérer que 1 cm de cheveux = 1 g de henné dans ce cas, c’est ce que j’ai fait hier, et je lui ai même piqué sa recette, notamment, elle congèle son henné afin d’avoir des reflets rouges foncés plutôt que cuivrés.

Donc, puisque mes cheveux mesurent environ 45 cm actuellement, hier après-midi, j’ai mis 45 g de henné du Rajasthan dans un bol, j’ai ajouté de l’eau chaude jusqu’à atteindre la consistance idéale, à savoir ni trop pâteuse ni trop liquide et, une fois le mélange refroidi, j’ai placé le bol au congélateur.

Le soir, j’ai décongelé le bol au bain-marie, puis j’ai ajouté deux cuillères à soupe de glycérine végétale, 6 gouttes d’huile essentielle d’ylang-ylang (les deux de chez Aromazone) et une cuillère à soupe de vinaigre de cidre.

J’ai appliqué le mélange à la main (avec des gants ! ça tache, le henné) sur mes cheveux brossés, mouillés et essorés (je l’applique à la roots, à genoux par terre, tête en bas au-dessus du bol, sur le carrelage de la salle de bain s’il fait froid dehors ou dans ma pelouse lorsqu’il fait chaud), puis j’ai réuni mes cheveux en chignon sur le sommet du crâne, je me suis emballée la tête dans du cellophane et j’ai mis un bonnet de bain. Après ça, j’ai pu regarder la télé tranquille et aller me coucher (avec une serviette sur l’oreiller pour le protéger au cas où).

Alors là, j’en vois certaines ricaner. Oui, je vous l’accorde, le henné ce n’est pas glamour et c’est un frein à la vie sociale. Quoiqu’il suffise de planquer le tout sous une serviette nouée en turban si quelqu’un passe à l’improviste ce soir-là. Oui, c’est du vécu. La personne n’a pas été gênée de discuter toute la soirée avec une fille enturbannée dans une serviette et est même repassée le lendemain, curieuse de voir la couleur obtenue. lol

Bref, je le laisse poser toute la nuit et je me contente de le rincer sous la douche le lendemain matin au réveil, je n’utilise alors ni shampoing ni après shampoing, mes cheveux se démêlent sans problème, d’ailleurs ils ne s’emmêlent même pas. Je laisse sécher mes cheveux à l’air libre (j’ai banni le sèche-cheveux dans le cadre de ma routine capillaire naturelle, sauf en cas d’extrême urgence).

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13 octobre 2013, en intérieur

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13 octobre 2013, en extérieur

Résultat des mes 9 mois de henné ? Mes cheveux sont doux, soyeux, brillants, je n’ai plus jamais de cuir chevelu qui me démange ou de longueurs abîmées, ni même de nœuds. Et ils repoussent vitesse grand V. Il ne sont plus du tout secs non plus.

J’ai coupé 1,5 cm de pointe en prévention le mois dernier, même si les fourches ne sont pour l’instant plus qu’un lointain souvenir.

Le henné a littéralement métamorphosé mes cheveux et c’est pourquoi je le recommande à tout le monde pour prendre soin de ses cheveux. Si vous ne souhaitez pas les colorer, il suffit d’utiliser du henné neutre (qui n’est pas du lawsonia inermis, mais une autre plante, la cassia obovata) et qui a les mêmes propriétés que le henné naturel.

Et pour vous rassurer : ok, au début, ça prend du temps et on redécore la salle de bain en même temps, mais après on prend le coup et ça va vite et on en fiche plus du tout partout.

Édit du 17 novembre 2013 :

J’ai fait mon henné mensuel hier soir, toujours sur cheveux mouillés, mais cette fois je ne me suis pas enquiquinée ni à le congeler et à le décongeler, ni à ajouter du vinaigre de cidre : je n’ai pas vu de différence de couleur le mois dernier.

Ma recette : 40 g de henné du Rajasthan + de l’eau chaude jusqu’à obtenir la consistance souhaitée, ensuite j’ai ajouté une cuillère à soupe de glycérine et 5 gouttes d’huile essentielle d’ylang-ylang. J’ai laissé posé toute la nuit et rincé sous la douche ce matin sans utiliser ni shampoing ni après-shampoing.

Bilan : j’aime beaucoup appliquer le henné sur cheveux mouillés, c’est plus facile et bien plus économique et le rinçage est facilité également.

Édit du 26 septembre 2014 :

En ce moment, ma recette de henné, c’est :

  • 35 g de henné du Rajasthan + 15 g de katam+ 1 petite cuillère à soupe d’amla ou de maka

ou

  • 35 g de henné ayurvédique aux plantes + 15 g de katam

Dans les deux cas, une fois l’eau chaude ajoutée jusqu’à la consistance souhaitée, j’ajoute 1 cuillère à soupe de glycérine et 5 gouttes d’huile essentielle d’ylang-ylang ou de bois de rose.

 

Édit du 3 novembre 2014 :

Ce week-end, nouvelle expérience : mélange de 20 g de henné ayurvédique aux plantes et de 30 g de katam (+ glycérine et HE, comme d’hab)

Exit les reflets roux et/ou auburn ! Je suis de nouveau complètement brune.

Par contre, un peu galère à rincer et cheveux bien moins doux que d’habitude.

Savon

D’après la recette du savon de base de Susan Miller Cavitch, dans The Natural Soap Book et The Soapmaker’s Companion 

Pour 6 savons

Ingrédients :

  • Huile de coco (Graisse végétale à Frire Auchan ou Végétaline) : 113 g
  • Huile de palme (Spécial Frites Leader Price) : 68 g
  • Huile d’olive : 181 g
  • Soude caustique (Je l’ai achetée chez The Soap Kitchen, mais on en trouve chez Castorama maintenant) : 52 g
  • Eau déminéralisée : 136 g

Attention : toujours être très précis dans la pesée, c’est essentiel et se protéger : lunettes de piscine et gants de ménage, et masque pour ne pas respirer directement les vapeurs de soude (l’odeur d’ammoniaque, c’est un truc à tomber raide !). Et garder à portée de main un vaporisateur contenant du vinaigre blanc : en cas de projection, il convient de vaporiser du vinaigre, celui-ci neutralise la soude.

Lorsqu’on invente ou modifie une recette de savon, toujours recalculer la quantité de soude avec Thesage, logiciel spécialisé en ligne .

Comment faire :

  • Faire fondre les huiles au bain-marie, puis enlever du feu et mettre de côté. (J’utilise une mijoteuse électrique à la place du bain-marie.)

  • Verser la soude dans l’eau (attention : jamais l’inverse, ça explose !), remuer et mettre de côté.

  • Lorsque chacun des deux mélanges est à 27 °C (thermomètres Pierron), verser la soude dans l’huile, tout en remuant avec un fouet.

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Les deux mélanges sont à 27 °C.

  • Mixer au mixeur plongeant jusqu’à ce que la trace apparaisse : c’est le stade où le liquide nappe la cuillère et que la trace qu’on y fait avec un doigt ne bouge pas (comme lorsqu’on fait une crème anglaise, quoi).

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Le stade de la trace est atteint.

  • Verser le mélange dans des moules en silicone : c’est plus fun et ça facilitera le démoulage ultérieur.

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Mes nouveaux moules en silicone de chez Aromazone, mais n’importe quel moule à gâteau en silicone sera aussi bien.

  • Mettre du cellophane sur les moules, les recouvrir d’une couette, couverture ou autre, afin que les savons ne refroidissent pas trop vite pendant les prochaines 24 heures.
  • Nettoyer les ustensiles en ayant pris soin de vaporiser du vinaigre blanc dessus au préalable.

  • Le lendemain, démouler les savons (ou le surlendemain s’ils sont trop mous) et les entreposer au frais et au sec pendant 4 semaines en les retournant au bout de 2 semaines : c’est le stade de la cure.

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Les savons démoulés, prêts pour la cure.

  • Au bout de 4 semaines de cure, les savons sont prêts à être utilisés.

Une variante de ces savons nature, les savons au lait, à l’avoine et au miel que j’ai fait aujourd’hui :

Savons au lait,  avoine et miel :

  • Remplacer l’eau déminéralisée par du lait. Attention : pour que le lait ne brûle pas au contact de la soude, il faut le congeler dans un moule à glaçon la veille. Pour l’utiliser, on met les glaçons de lait dans un récipient, on y ajoute un tout petit fond d’eau, puis la soude.
  • A la trace, avant de verser dans les moules, on ajoute deux cuillères à soupe de flocons d’avoine finement mixés et une cuillère à soupe de miel un peu réchauffé pour qu’il soit bien liquide.

Voilà, vous avez des savons entièrement naturels, qui laissent la peau incroyablement douce, qui sont économiques, écologiques et en plus……vous savez ce qu’il y a dedans !!