La pizza della mamma

Aujourd’hui, une petite recette toute simple, mais néanmoins un hommage à mes deux grands-mères : ma grand-mère maternelle, Marie, ma mémé que j’ai évoqué à plusieurs reprises dans ces pages et ma grand-mère paternelle, Antonia, ma nonna sicilienne.

J’ai des souvenirs d’enfance de vacances, lorsque Mémé et moi allions au marché : elle faisait sa pâte à pizza avant et, au retour, on n’avait plus qu’à l’étaler directement dans le moule à tarte avec les doigts. Elle ajoutait alors du jambon, du coulis de tomates (élaboré à partir des tomates du jardin de Pépé, qu’elle congelait en portions pour en avoir toute l’année) et fromage, sauf sur une part, car elle n’aimait pas le fromage. De ma nonna, je tiens une recette de sauce tomate qu’elle a transmis à mon papa et qui me l’a transmise à son tour.

Donc, pour moi, là, clairement, c’est de transmission dont il s’agit. Sauf que j’ai décidé de ne pas m’arrêter à mon fils. Voici donc mes deux recettes-hommage pour vous aussi.

1. La pâte

Oui, ben, une pâte à pain, c’est une pâte à pain, hein, on va pas aller chercher midi à quatorze heures……en l’espèce, j’ai utilisé la recette se trouvant au dos de mon sachet de levure.

Sauf que j’ai mis moitié/moitié farine type 110 et farine type 45 et que j’ai ajouté quelques herbes de Provence.

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Après, j’ai improvisé avec des restes du frigo pour la garniture.

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2. La sauce tomate

Si c’est la saison des tomates, tant mieux, sinon une petite boîte de tomates entières pelées, c’est tellement pratique…

Il vous faut donc des tomates, de l’ail, de l’huile d’olive, du basilic, un morceau de sucre et du sel.

On tapisse le fond d’une petite casserole de gousses d’ail émincées et d’huile d’olive et on fait chauffer tout doucement, jusqu’à parfumer la maison.

En plus, ça fait répulsif naturel contre les vampires, bien que les vampires diurnes soient plutôt rarissimes, je vous rappelle que les frères Salvatore ne sont pas des vrais diurnes, ils portent une bague magique qui leur permet de sortir en plein jour. Mais je m’égare.

Bref, vous ajoutez tomates, sel, basilic et morceau de sucre, mélangez et laissez mijoter 20 minutes.

Yapluka ajouter la sauce, puis le fromage :

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Malheureusement, je n’avais pas de mozzarella, je me suis donc contentée d’emmenthal râpé.

J’ai mis au four à chaleur tournante 30 minutes à 225 degrés (c’est juste une indication, moi j’ai un combiné four à chaleur tournante/grill/micro-ondes/options bizarres).

Et voilà !

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Elle a été très appréciée…..

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Bon appétit !

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Pain surprise

J’ai toujours eu envie de faire moi-même un pain surprise, de A à Z. C’est le truc régressif, de celui qu’on achetait tout fait pour les fêtes et les repas de famille, pour moi.

A tout bien y réfléchir, ça ne m’a pas paru tellement sorcier. Pourtant, ça a l’air compliqué de prime abord. Alors, j’ai bidouillé un pain surprise à ma façon, fourré avec des garnitures très simples (au cas où je me serais plantée, je n’allais pas sortir direct le saumon fumé et le foie gras).

Bref, j’ai commencé par le pain lui-même : d’après une vieille recette retrouvée dans un classeur à vieilles recettes (nan, mais, faut pas croire, je suis quelqu’un d’assez logique) et que, bien évidemment, je n’avais jamais expérimentée…..et remise au goût du jour :

1. Le pain

  • 250 g de farine blanche type 45 ;
  • 250 g de farine semi-complète type 110 ;
  • 1 sachet de levure de boulanger ;
  • 1 cuillère à café de sel ;
  • 35 cl d’eau.

Dans un saladier, préparer un puits avec la farine. Ajouter au milieu une cuillère à café de sel et la levure de boulanger.

Mélanger peu à peu l’eau tiède à la farine, en tournant.

Pétrir la pâte pendant une dizaine de minutes. Elle doit être élastique, bien lisse et ne plus coller aux doigts.

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La laisser reposer une heure sous torchon, à l’abri des courants d’air : la pâte double de volume.

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Mettre la pâte dans une petite cocotte, beurrée et farinée – pour moi, l’Ultra Pro rond de 2 litres de Tupperware – et laisser de nouveau monter la pâte, pendant une demi-heure.

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Il ne reste plus qu’à mettre le couvercle et hop ! au four à chaleur tournante à 225 degrés pendant 30 minutes.

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J’ai bien essayé de tracer des grignes avec un couteau, mais ça n’a pas été concluant.

A ce stade, il ne reste plus qu’à démouler le pain refroidi et à l’oublier dans votre cuisine jusqu’au lendemain.

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2. La découpe et la garniture

Bon, là, j’ai bidouillé une méthode perso, sans trop me casser la tête. Bien sûr, vous trouverez des tas de vidéos sur YouTube qui vous monteront comment couper le pain dans les règles de l’art, mais, franchement, pour quoi aller chercher midi à quatorze heures ?

Donc, j’ai commencé par couper le tour. On se retrouve avec un cercle de croûte et un cylindre de mie….

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…..dont j’ai coupé les bouts, pour faire le fond – que j’ai bien remis à sa place – et le couvercle.

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Je me suis attaquée alors au cylindre de mie : je l’ai coupé horizontalement en deux cylindres identiques, puis chaque cylindre en deux verticalement pour former des demi-lune.

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J’ai coupé horizontalement en deux les demi-lune. On se retrouve avec 8 demi-lune.

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J’en ai tartiné la moitié : 2 avec du fromage frais ail et fines herbes et 2 avec de la terrine de sanglier.

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J’ai ensuite mis les demi-lune non tartinées sur les demi-lune tartinées pour faire des sandwichs, que j’ai coupé en quatre et remis au fur et à mesure à l’intérieur du pain pour le reformer.

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Et voilà le résultat !

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Il ne reste plus qu’à remettre le couvercle et à savourer votre triomphe. Personnellement, je l’ai offert à mes parents le jour-même, donc c’est bien la seule chose que j’ai savourée, mais, je l’avoue, je suis fière de moi sur ce coup-là. 😉

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Apparemment, il était aussi bon que beau, je suis ravie. 🙂

 

 

 

 

Blouse Datura

Cela faisait un moment que la fameuse blouse Datura de Deer and Doe me faisait de l’œil. Alors, lorsque Camille et Eléonore ont proposé tous leurs patrons à moins 20 % pour le Black Friday, je me suis précipitée (c’est mon côté un peu rate, mais je me soigne).

Coupée dans un coton imprimé des Coupons de Saint-Pierre (elle commence à devenir un peu redondante, cette phrase, par ici), elle est très agréable à coudre et à porter et je compte bien la décliner en plusieurs exemplaires.

Bon, je n’ai pas grand-chose à ajouter, pour une fois, il faut dire que les patrons Deer and Doe sont parfaits, un peu comme mes chouchous, les Ivanne S.

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J’ai eu le coup de foudre pour les découpes à l’encolure, comme toutes les accro à Datura, j’imagine. 😉

Et puis comme il me reste pas mal de tissu, puisque les coupons de Saint-Pierre sont des coupons de 3 mètres, j’ai cousu une 1001 Perles assortie pour faire un petit ensemble sympa pour l’été. C’est ma quatrième version de cette jupe, alors autant dire que je la couds les yeux fermés, en un après-midi. C’est la version de base, sans poche, sans rien, juste des coutures anglaises sur les côtés et rallongée d’une dizaine de centimètres, comme d’hab. 😉

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Ma Daturobe ! Vivement le printemps !!!

Je participe au défi « Je peux pas j’ai couture. », organisé par Claire.

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KAL Lallybroch

Parce qu’en tant que fan de la première heure de Outlander, lorsque j’ai appris qu’une série était tirée de ces livres que j’adore, je me suis précipitée dessus…..

Ce qui m’a frappée, dans cette série, comme toutes les tricoteuses, ce sont les fesses sublimes de Jamie sous son kilt, les très jolis tricots portés par Claire et, forcément, je n’ai pas pu résister à l’appel du KAL Lallybroch de La Demoiselle d’Octobre : j’ai commandé le kit dans sa boutique.

Par contre, j’ai librement interprété le côté Outlander, puisque j’ai utilisé la laine qu’il me restait de mon Ravello : une pelote de chaque couleur. J’ai voulu utiliser les trois pelotes en question, donc j’ai commencé par les mitaines en jaune, plus courtes et sans le capuchon. J’ai laissé le pouce ouvert et j’ai transféré la torsade du capuchon sur le dessus de la main.

Ensuite, j’ai transformé le snood en écharpe, que j’ai bordé de point mousse sur les grands côtés (le jersey, ça roulotte). Là, j’ai utilisé la pelote rose, puis le restant de pelote jaune et, pour finir, la pelote grise.

Comme toujours, je m’éclate à tricoter des torsades. Les explications d’Alexia sont simples et très compréhensibles. Ses modèles sont sans chichi, elle va droit au but, bref, le mot d’ordre est efficacité, tout ce que j’aime.

Voilà donc mon ensemble Lallybroch transformé en ensemble Berlingot :

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Sinon, j’ai également acheté le livre « Highlands knits » pour pouvoir tricoter les châles et autre snoods rustiques de Claire……affaire à suivre……

Et les versions des autres participantes ici (lien à venir).

Cache-cœur

Attention, antiquité en vue ! J’ai décidé d’utiliser mes box, histoire de me désencombrer une fois pour toutes.

J’ai commencé par la doyenne, celle qui m’encombrait depuis dix ans : un kit tricot édité par Bergère de France en collaboration avec Fifi Chachnil. Il se présentait ainsi :

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Vieillerie de photo piquée sur je ne sais plus quel site…

Réalisé en Doussine de Bergère de France, qualité qui n’existe même plus (c’est un fil fin, un peu poilu), je trouvais le point fantaisie très désagréable à tricoter (les trou-trous et moi, ça fait deux), alors j’ai opté pour le plus simple, sans dénaturer l’esprit du modèle d’origine, à savoir un jersey envers. Comme la laine est fine et les aiguilles sont grosses, le résultat est très aéré quand-même et surtout ce cache-cœur a été très rapide à tricoter. J’ai un peu modifié le montage du volant d’encolure, également. En revanche, je n’ai pas fait les chaussons assortis. Je les ferai peut-être plus tard ou alors j’utiliserai le reste de la laine pour faire autre chose, je ne sais pas encore.

Voilà le résultat :

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Je suis ravie, ça fait déjà une boite qui ne m’embête plus (enfin, à l’exception des deux pelotes et demie non utilisées…). Après, j’ai encore un Chouette Kit non utilisé et deux ou trois autres à peine utilisés, ainsi que trois Craftine Box. Du boulot en perspective ! 😉

La Malédiction de La Maison Victor

Je n’ai jamais eu de chance avec La Maison Victor : leurs modèles sont superbes et me font envie mais, à chaque fois que je sors la mac, c’est le vautrage total ! Et ce depuis la parution du premier numéro de ce magazine.

Immanquablement, je me plante dans les grandes largeurs : mauvais choix de tissu, finitions moches et, au final, mon ouvrage reste un temps indéterminé sur un cintre avant d’atterrir dans la benne de recyclage de mon quartier….

Le mois dernier encore, ayant récupéré des chutes d’un très joli velours pour faire un gilet à Pierre pour les fêtes, gros bug : le velours était un tantinet extensible et les coutures ont complètement gondolé et, surtout, WTF ! c’est quoi, cette façon de me faire doubler un gilet ?!!!! Au final, je n’ai pas pu le faire selon leur méthode et j’ai improvisé quelque chose qui s’est avéré très moche…. Bref, je le referai, un jour, ce gilet, genre à la fin de l’année en taille 3 ans……c’est une question de principe ! mais avec la méthode Burda, vous savez, avec la cuillère en bois ?

Mais ça, c’était avant ! Avant que je décide qu’il fallait que je rompe la malédiction de La Maison Victor et que je comprenne comment ! (Euh…..oui….je suis en train de regarder la dernière saison de Once Upon a Time…..comment avez-vous deviné ?)

Je suis donc retournée aux origines de la malédiction : la robe Ginger. Celle du premier numéro, celle que j’ai cousu dix mille fois sans jamais la réussir, même lorsque je suis arrivée au bout de la couture. Parce que bon, les deux dernières…..entre le mauvais choix de tissus (ce taffetas rose transparent et cheap et ces rayures tennis pas terribles), les finitions loupées (les manches qui froncent à l’emmanchure et cet ignoble point fantaisie)…..je ne les ai jamais portées et je ne vais pas tarder à les emmener à la benne susmentionnée. Avec le gilet immettable du petit.

Bref, je me suis dit que si j’arrivais enfin à faire une robe Ginger parfaite, j’allais rompre la malédiction et j’allais enfin pouvoir coudre du La Maison Victor. Et surtout le porter ! Oui, j’ai une vie palpitante. Et il faut que j’arrête les séries américaines.

Première étape et non des moindres : le tissu. Un satin de coton, je suis sûre au moins de ne pas me tromper ! Que dis-je ? LE satin de coton, celui des Coupons de Saint-Pierre.

Quant aux explications, je les ai survolées et j’ai surtout cousu à ma sauce. Je crois que c’est ça, la solution : que je ne me fie pas trop à leurs explications……

Et enfin ! Sonnez trompettes ! Alléluia !!!! J’ai réussi un modèle de La Maison Victor ! J’ai rompu la malédiction !!!!

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Je vais donc pouvoir me faire des fringues issues de ces magazines ! Oui, parce qu’en plus, j’ai presque la collection complète (genre j’ai arrêté de les acheter il y a deux numéros seulement). J’ai pas fini de râler, quoi.

Ah, sinon, j’ai utilisé mes nouveaux jouets de chez Janome, dont je suis enchantée. J’ai fait tout le surfilage de la robe à la surjeteuse avec le surjet à 3 fils. Si vous devez changer de machine, je vous conseille donc cette marque, elle est vraiment géniale ! Bon, ok, je manque encore un peu de recul, mais c’est ma quatrième machine à coudre et ma deuxième surjeteuse et clairement, je vois bien la qualité.

 

Exemple : une manche en cours de montage, avec ses ourlets à la mac et ses surfils à la surjeteuse

Oups, j’allais oublier, le tuto qui a changé ma vie de couturière, rien que ça, pour résorber l’embu d’une tête de manche sans fil de fronce. Vous le trouverez ici. En fait, c’est exactement le mouvement que reproduit mon pied fronceur, dont je vous ai déjà parlé. C’est juste qu’il faut y aller très lentement mais au final, ça fonctionne très bien (et rien ne vous empêche de raboter un peu ledit embu, comme je l’ai fait). C’est ma bête noire, les têtes de manches, enfin, ça aussi, c’était avant. 😉

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Ravello

Une soudaine envie de tricoter, un coup de foudre sur Pinterest, un petit détour par Ravelry, une commande chez Bergère de France, et me voici avec un nouveau pull, le célèbre Ravello d’Isabell Kraemer.

Je l’ai réalisé en Idéal de Bergère de France, fil qui porte très bien son nom. Au début, je n’ai absolument rien compris aux explications et, ayant fini par ne plus me poser de questions et suivre aveuglément lesdites explications, c’est finalement allé tout seul et je n’ai pas mis très longtemps pour le tricoter.

C’est un pull qui se tricote à l’aiguille circulaire, de haut en bas. Si les rangs paraissent donc parfois interminables, en revanche, aucune couture à la fin, aucune finition hormis rentrer les fils.

J’ai commencé par tricoter le col, en côtes 1/1, pour ne pas avoir à relever des mailles une fois le pull terminé.

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J’adore ce pull, avec ses couleurs doudou et puis je pense le décliner en marinière en Coton Fifty, toujours de Bergère de France, pour le printemps, peut-être ? Bref, un patron polyvalent puisque les rayures, on les fait comme on veut, voire pas du tout de rayures (ou encore les remplacer par une frise en jacquard, je l’ai vu sur Ravelry) et vraiment simple à tricoter.

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Je participe au KAL « Vite un pull ! » organisé par Alexia alias La Demoiselle d’Octobre.

Et les réalisations des autres participantes sont ici. (lien à venir)